Jeudi soir, The Big Pink, l’une des révélations de 2009, venait défendre au Nouveau Casino leur « Brief History of Love« , un album électro-noisy sous l’influence de Jesus & Mary Chain. Un groupe finalement un peu pâle en concert.
Pris par un empêchement de dernière minute, c’est notre fidèle fan Julie qui a joué le jeu de la chronique de concert. Merci à elle ! Si à votre tour vous souhaitez publier des chroniques, n’hésitez pas !
The Big Pink manque de couleur
On attendait le groupe au tournant, mais le concert n’était finalement pas si attendu que ça, il restait encore des places en vente avant le début du concert. On était pourtant au Nouveau Casino… pas à Bercy !
Arrivée à la fin du set de Nasser, le public semble manquer d’entrain. Le groupe marseillais ne convainc pas avec sa pop électro sans grande originalité, malgré un certain charme, avouons-le. Attendons cependant de voir la tête d’affiche.
Après s’être fait attendre un long moment, The Big Pink entre en scène dans un nuage de fumée rose et laisse découvrir des musiciens qui ont l ‘air de personnages tout droit sortis d’une série B américaine. Le set démarre en douceur, les musiciens semblent dans une autre sphère mais ont oublié de nous y emmener… assumant d’ailleurs leurs influences shoegazing, ce courant musical caractérisé par les musiciens regardant leurs pieds en jouant (My Bloody Valentine, Ride…) . Le public retrouve un peu d’énergie avec Velvet, bien exécuté et toujours aussi efficace mais déjà la batteuse montre les premiers signes d’énervement qui laisseront présager un final très rock’n'roll.
Au bout de 40 min, le groupe s’éclipse, à la grande surprise du public qui le rappelle mollement, mais Robbie Furze, Milo Cordellci et leurs acolytes reviennent plutôt en forme et enchaînent plusieurs titres dont leur tube, l’incontournable Domino avec énergie, et le public ne s’y trompe pas.
Pourtant voilà, c’est déjà la fin, le concert s’arrête abruptement et on comprend très vite que The Big Pink ne rejoueront pas, la batteuse ayant de rage massacré la batterie à coup de guitare (cf. la vidéo ci-dessous).
Bilan en demi-teinte un concert court sans réelle énergie, The Big Pink remplit ici son contrat, quoique, pour un groupe annoncé comme « the next big thing, on en attendait plus. A brief History of Big Pink finalement.
The Hot Rats est le projet parallèle de Danny Goffey et Gaz Coombes, respectivement batteur et guitariste de Supergrass. Pour fêter la sortie de l’album, le groupe organise un concours et invite les fans à composer son propre album de reprises. Facile et sympa.
The Hot Rats, florilège de tubes rock
Avec ce groupe, les compères de Supergrass se donnent au jeu des reprises. Avec Nigel Godrich à la production, Gaz et Danny se sont fait plaisir en reprenant des titres de leurs groupes fétiches : Beatles, Kinks, Velvet Underground voire même les Beastie Boys, les Hot Rats nous offrent un florilège de tubes survitaminés :
I Can’t Stand It (The Velvet Underground)
Big Sky (The Kinks)
Crystal Ship (The Doors)
(You Gotta) Fight For Your Right (To Party!) (Beastie Boys)
Damaged Goods (Gang of Four)
Love Is The Drug (Roxy Music)
Bike (Pink Floyd)
Pump it Up (Elvis Costello)
The Lovecats (The Cure)
Queen Bitch (David Bowie)
EMI (Sex Pistols)
Up The Junction (Squeeze)
Concours Hot Rats
Après Pavement, the Hot Rats propose un concours facile et sympa. C’est facile : prenez onze morceaux que vous aimeriez interpréter si vous faisiez votre propre album de reprises. Publiez-les sur une liste Spotify ou Youtube et envoyez votre lien sur le site du groupe. Le gagnant, c’est à dire celui qui a sélectionné la meilleure playlist selon les Hot Rats, se verra offrir l’album des Hot Rats dédicacé et sa liste publiée sur le site. Rapide et marrant, la patte Supergrass quoi !
Pour participer, cliquez sur l’image ci-dessous :
The Hot Rats passeront en concert à Paris le 9 février au Point Ephémère.
On vous annonçait il y a quelques semaines la sortie en salles du film « No Distance Left To Run » retraçant la reformation temporaire de Blur. Cette fois c’est le concert de Hyde Park qui sort en DVD le 15 février. En attendant la sortie officielle ou le nouvel album de Gorillaz (le 8 mars) voici la bande annonce !
Alors que le tout Paris se hâtait lundi soir à la Flèche d’Or pour (espérer) voir Pete Doherty, quelques happy-few découvraient lors d’un showcase privé Rox , jeune révélation pop/soul à suivre de près en 2010.
Soul Trade ?
Une chanteuse soul chez Rough Trade ? Plutôt étrange pour un label qui a signé quelques belles pointures du rock comme les Strokes ou les Babyshambles (pour ne citer qu’eux). A 21 ans, Rox vient apporter un souffle nouveau sur ces signatures plus réputées pour leurs guitares que leur son soul/reggae. De reggae, il en est justement question avec Rox, une artiste prometteuse aux multiples influences.
La jeune irano-jamaïcaine, alors gamine, s’inscrit dans une chorale de gospel au sein de laquelle elle découvre ses talents vocaux pourtant inspirés par des voix très différentes, de Lauryn Hill à Portishead en passant par la comédie musicale Chicago. A 18 ans, en 2007, elle se produit dans divers clubs en Angleterre avec une formation jazz acoustique qui mettent la puce à l’oreille à divers directeurs artistiques. C’est finalement Rough Trade qui gagnera la mise.
Memoirs
La sortie de son premier album intitué Mémoirs est prévue avant l’été 2010, en Europe et aux Etats-Unis. C’est d’ailleurs à cheval entre les deux continents que Rox a concocté ses pépites soul et reggae avec des musiciens expériementés en la matière (si si, ils ont joué avec Bob Marley ou les Skatalites) et un producteur non moins reconnu : Comimissioner Gordon (Lauryn Hill, Damian Marley, KRS One). La gazelle sait s’entourer : elle collabore également avec Al Shux, producteur du tube de Jay-Z, Empire State Of Mind, de bonne augure pour conférer aux compositions de Rox le statut de tubes en devenir.
Une gazelle au Zèbre
Le concert d’hier soir n’a fait que confirmer tous les éléments cités plus haut. Le cadre feutré du Zèbre de Belleville nous a révélé des morceaux frais alliant des influences hip-hop ((Breakfast in Bed), soul (My Baby Left Me) et reggae (avec une reprise de Dreams des Corrs), une excellente présence sur scène et un set parfaitement dosé. Les musiciens sont en place, on sent que le boulot est là, et ça fait plaisir. Rox nous invite à nous rapprocher de la scène pour se tortiller sur Rocksteady, affichant sans complexe une complicité avec ses deux choristes. Elle nous raconte comment sont nés ses morceaux, nous fait découvrir son univers. Elle finira une bonne demie-heure plus tard, le sourire aux lèvres, avant de venir discuter avec le public autour de l’open-bar joyeusement offert (merci à Seb de Beggars).
Le ton est donné : en 2010, la soul moderne fonde ses espoirs sur Rox, on ne s’en plaindra pas.
L’info vient tout juste de tomber : Pete Doherty jouera à la Flèche d’Or lundi 18 janvier !
Ca circule sur Twitter et Facebook et tout le monde se demande : info ou intox, un mot particulièrement bien choisi pour Pete Doherty ! Donc oui, c’est confirmé par Alias (merci Chris !) et Speakeasy, le trublion et si attachant Pete jouera lundi soir à la Flèche d’Or. Billets en vente à l’entrée uniquement. Attention, il va falloir casser la tirelire et débourser… 8 euros !!
Pas de doute, ce sera l’émeute, et forcément on attend de revoir les fidèles :
Le leader des défunts Stone Roses se produisait hier soir à Paris au Trabendo dans le cadre de sa tournée de promotion de son décevant dernier album, My Way.
Vous êtes sur Merseyside.fr, sachez que c’est la chanson Mersey Paradise des Stone Roses qui en est à l’origine ! On ne pouvait donc pas rater ce concert. Lorsque l’on va voir Ian Brown en live, on s’attend à tout sauf à une bonne performance vocale. Ça ne date pas d’hier, déjà du temps des Stone Roses le « monkey » ne misait pas sur la justesse de son chant et assurait des concerts dynamiques par une présence scénique mêlée à une arrogance qui a largement inspiré Liam Gallagher.
Madchester
Justement, retraçons brièvement le parcours de Ian Brown. Il forme les Stone Roses au milieu des années 80 avec son ami d’enfance et excellent guitariste John Squire, le bassiste « Mani » (aujourd’hui avec le gang de Bobbie Gillespie, Primal Scream) et Alan Wren, le batteur au bob. Leur premier album éponyme sorti en 1989 est une référence absolue du rock britannique avec des classiques du genre comme Made of Stone ou I am the Resurrection. Cet album est une référence de la vague « Madchester », ce mouvement musical lancé quelques années plus tôt par des groupes de Manchester mélangeant le rock et la house et qui carburent à l’ecstasy et autres diverses substances illicites. Les Happy Mondays en sont le fer de lance et ne s’en cachent d’ailleurs pas avec leur album au titre évocateur Pills, Thrills and Bellyaches ( »Pilules, frissons et maux de ventre »). Quoi qu’il en soit, les Stone Roses vont laisser une empreinte indélébile. En 1989, ils donnent un concert à Blackpool qui fait figure de référence dans l’histoire du groupe, mais qui marquera aussi le déclic dans la tête Liam Gallagher qui décidera de monter un groupe. On connaît la suite !
Bref, les Stone Roses sortent en 1994 un deuxième album sobrement intitulé Second Coming qui sera à l’époque assez critiqué pour son côté improvisé et ses morceaux en dehors des 3 minutes standards pour la radio. Pour Merseyside, que nenni, l’album est d’excellente facture avec des perles comme Ten Storey lovesong, Daybreak ou encore Tightrope (premier morceau que nous ayons d’ailleurs enregistré !).
Ian Brown, I am The Resurrection
Puis les Stone Roses se séparent et Ian Brown continue en solo sur des voies encore plus électro-baggy. Son premier album Unfinished Monkey Business est plutôt bon avec certaines tueries comme Can’t See Me, un titre aux rythmes franchement baggy qui appellent le déhanchement, bref, ça envoie la sauce comme on dit. La suite est mitigée : des albums en demi teinte malgré certains morceaux devenus aujourd’hui incontournables dans sa discographie comme F.E.A.R, Time Is My Everything, ou le très oasis Keep What Ya Got. My Way, le dernier opus, vire presque vers le hip-hop et le R’n'B, et à part quelques rares morceaux, n’est pas celui qu’on retiendra en 2009 (c’est certes très subjectif).
Le concert du Trabendo a cependant été plutôt réussi, avec une setlist variée allant piocher dans plusieurs albums. A la surprise générale, Ian Brown chante étonnament juste sur les premiers morceaux, mais sa réputation le rattrapera dès le troisième morceau et sur pas mal de titres joués hier soir, tout comme celle de presque manger son micro ! Le lad est en forme malgré un visage creusé (par la drogue ?), assez communicatif et arrive à mettre de l’ambiance sur un public chaud et demandeur. Justement, à propos de demande, le groupe vient d’écouler un quinzaine de morceaux, quitte la scène et revient pour un rappel où Ian Brown demande « Do you have any request? ». La salle se transforme en véritable braderie stone rosienne : « Elephant Stone« , « Made of Stone », « I Wanna be adore »… Chacun tente sa chance de voir son morceau fétiche joué en direct. Ce sera finalement le très groovy Fool’s Gold qui sera retenu. Grosse ambiance, forcément, mais il faudra s’en contenter. Rien d’autre des Stone Roses à se mettre sous la dent pour ce soir. Ian Brown cherche à se démarquer de son passé et assurer sur ses compositions en solo. Dommage pour ceux qui casquent 25 euros pour entendre les gloires d’antan. Pour ça, il vaudra mieux miser les Gallagher en solo !
A défaut de vidéo de bonne qualité du concert d’hier, voici une version de Fool’s Gold au concert du 13 janvier à Bruxelles, avec les groupies sur scène !
Le groupe lo-fi américain Pavement avait annoncé en fin d’année 2009 sa reformation. Une fois la vague d’émotions passée, le groupe annonce la sortie d’un best-of de 23 titres remasterisés avec un concours amusant à la clé.
On était prêts à vous révéler le track listing de ce best-of, mais voilà que la bande à Stephen Malkmus en décide autrement en proposant un concours amusant, le « Guess The Track Listing Contest » ! Vous avez deviné, le principe est simple, il faut deviner les titres dans l’ordre, sachant que le premier morceau est Gold Soundz (disponible en téléchargement légal et remasterisé sur ce lien). Avis aux âmes inspirées… et aux chanceux !
Les prix
Premier prix : il sera décerné à celui ou celle qui trouvera le track listing le plus proche de la version qui sortira le 1er mars 2010. L’heureux gagnant se verra offrir deux billets avec le vol et la chambre d’hôtel pour aller voir Pavement à Central Park le 21 septembre 2010 ! Et accessoirement un coffret vinyle du groupe.
Deuxième prix: décerné au track listing le plus imaginatif (euh… c’est pas un peu subjectif ça ?), le gagnant verra sa sélection publiée sous forme d’un double LP vinyle en édition limitée et en recevra 5 exemplaires, en plus du coffret vinyle.
Quatre prix seront également décernés dans l’une ou l’autre catégorie et gagneront le coffret vinyle.
Comment participer ?
Pour proposer les morceaux deQuarantine The Past, il vous suffit de cliquer sur la pochette ci-dessous et de noter vos morceaux. N’oubliez pas que le premier est Gold Soundz. A vous de jouer !
Et bien sûr, Pavement sera au Zénith de Paris le 7 mai 2010, seule date en France. Il reste encore des places, ne traînez pas !
Avec leur nom évoquant l’un des sports les plus prisés lors de l’hiver en Amérique du nord, Hockey révèle dans Mind Chaos son potentiel pour entraîner les foules sur la piste… de danse !
Drôle de nom pour un groupe de rock, Hockey. Mais une fois leur album inséré dans notre platine CD, on comprend mieux : tel le disque de caoutchouc vulcanisé (palet) que les hockeyeurs s’efforcent non sans grâce et volupté, de mettre au fond des filets du camp adverse, le premier disque de Hockey est un mélange incroyable de mélodies pop rock à 200 à l’heure comme « Too Fake » ou « Song Away » et de rythmes plus colorés où l’on reprend son souffle sur des beats plus groovy : « Work ».
Tels les angles des patinoires dans lesquels se bousculent sans ménagement les joueurs de champ, les membres de Hockey viennent des quatre coins des Etats-Unis.
Hippie or not Yuppie ?
Ben, le chanteur et Jerm se sont rencontrés à l’université en Californie, une sorte de communauté hippie, au milieu d’un quartier d’affaires plutôt ennuyeux. Le duo a d’abord commencé à jouer dans les fêtes et clubs du coin avec une boîte à rythme. Voulant donner plus d’élan et d’envergure à leurs compositions, ils se sont par la suite retrouvés dans un local à répétitions. C’est ici qu’ils ont commencé à écrire frénétiquement. De cette folle période, ils n’ont gardé qu’une seule chanson et non des moindres : « Song Away », jugée assez bonne pour figurer sur Mind Chaos.
Leurs études artistiques terminées, Ben et Jerm quittent la douceur de vivre californienne pour Spokane (Washington) et se lient avec Anthony, un batteur avec lequel ils se mettent rapidement à écrire des chansons. « Curse This City » par exemple évoque la frustration qu’ils ont ressentie la fois où ils se sont fait voler leurs bicyclettes.
Verdict
Hockey allie avec finesse et une énergie folle la rudesse du hip-hop old school à celle du rock garage dansant (The Rapture, The Virgins). C’est ainsi sans surprise qu’ils sont en train de s’imposer comme un des groupes cruciaux des années à venir. Et pour corroborer un article paru dans les Inrocks en septembre dernier, on les verra sans doute bientôt remplir des stades.
Pour l’heure, Merseyside vous incite chaudement à acheter leur album et surtout à aller les voir en concert lors de leurs 5 dates en France, notamment le 4 mars prochain à Paris à la Maroquinerie. On y sera !