The Soft Pack, quatuor californien de San Diego, a étonnamment trouvé un accueil chaleureux dans la presse spécialisée avec son rock garage aux faux airs de Strokes. Ils passaient jeudi dernier au Nouveau Casino, ça tombe bien, on y était aussi.
Que dire d’un groupe qui a commencé sous le nom de The Muslims, et qui s’est rendu compte par la suite qu’on avait sans doute vu des noms moins controversés, surtout dans l’Amérique post 11 septembre. Voilà donc nos quatre garçons dans le vent rebaptisés The Soft Pack, on a l’impression que c’est le nom d’une édition de Windows, mais ça passe mieux.
Déjà, remercions Alias qui avait fait gagner des places via son Twitter ce qui nous vaut la présence au Nouveau Casino. On arrive après la première partie (The Parisians paraît-il), les roadies sont en train de préparer les instruments. Ah non en fait, quelques minutes plus tard on se rend compte que les roadies sont en fait les membres du groupe !
Le set commence, c’est en place, le son fidèle à l’album. Même avec des titres aux faux airs de Strokes période Is This It (écoutez More Or Less), on se dit que c’est sympa, mais que ça ne dépasse pas vraiment le stade du rock à écouter dans un bar. Les musiciens ne sont pas mauvais en soit, mais ça reste assez rudimentaire. Ils nous proposent la quasi totalité de leur honnête premier album, notamment le bon Answer To Yourself, qui avouons-le, est plutôt bien foutu, tout comme C’Mon, le titre qui ouvre l’album. Le reste se laisse écouter facilement et sans rechigner, avant de quitter la salle 45 minutes plus tard pour boire un verre. Au final, un concert pas mémorable, mais pas déplaisant pour autant.
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Teargarden by Kaleidyscope, voilà le nom de la prochaine production des Pumpkins. Ca fait beaucoup à écouter, alors autant commencer tôt, au compte-goutte.
Passons la biographie complète, mais sachez que derrière ce nom frais et sexy se cache un duo formé par un américain (Alex Scally) et une française, Victoria Legrand, dont l’oncle, Michel Legrand, s’est illustré avec de nombreuses compositions, dont la bande originale des Demoiselles de Rochefort (Jacques Demy).
Les deux compères s’étant découvert des affinités musicales lors d’un festival au Danemark en 2004, ils décident de travailler ensemble. Mars 2010, l’album de Broken Bells arrive. A défaut d’avoir pu en écouter plus, nous voilà la langue pendante avec les deux morceaux proposés sur le
Quoi ? Pas de Fire ? Non, impossible… Le groupe est encore en backstage mais revient quelques minutes après avec une nouvelle tenue pour Tom : le tout nouveau maillot de foot de l’équipe d’Angleterre pour la Coupe du Monde 2010 ! Sifflements français, acclamations anglaises, forcément. Histoire de mettre tout le monde d’accord, le groupe lance Fire ! Ambiance de folie, tout le monde chante et danse comme s’il s’agissait d’un tube d’il y a dix ans ! Après Vlad The Impaler, le groupe termine sur un L.S.F au refrain sacrément entêtant au point que même lumières rallumées, la salle chante encore, jusqu’à la sortie dans le hall de l’Olympia où les anglais déchaînés nous font comprendre comment doit se passer un concert de Kasabian !
Après s’être fait attendre un long moment, The Big Pink entre en scène dans un nuage de fumée rose et laisse découvrir des musiciens qui ont l ‘air de personnages tout droit sortis d’une série B américaine. Le set démarre en douceur, les musiciens semblent dans une autre sphère mais ont oublié de nous y emmener… assumant d’ailleurs leurs influences shoegazing, ce courant musical caractérisé par les musiciens regardant leurs pieds en jouant (My Bloody Valentine, Ride…) . Le public retrouve un peu d’énergie avec Velvet, bien exécuté et toujours aussi efficace mais déjà la batteuse montre les premiers signes d’énervement qui laisseront présager un final très rock’n'roll.


