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Posts Tagged ‘ Revue de concert ’

Karen Elson est avant-tout mannequin avant d’être la femme de Jack White. Une mannequin qui se lance dans la chanson, mieux vaut se méfier ? Détrompez-vous… la miss nous a prouvé le contraire hier soir à Flateurville.

C’est dans le cadre atypique de l’atelier/squat Flateurville que nous avons découvert Karen Elson qui se présentait pour un showcase privé intimiste (merci Beggars). Aux premiers abords, on a plutôt l’impression d’être à Berlin, cette ville qui regorge d’endroits cachés plus insolites les uns que les autres, où divers artistes viennent exposer leur talent. En fait non, le public parisien branché bobo nous prouve bien le contraire. Peu importe.

Entourée d’une accordéoniste et d’un guitariste, Karen Elson, vêtue en orange intégral, fleur à la barette, nous a présenté des compositions folk d’une teneur fort appréciable et non dénuée de charme. Bien entendu, certains diront qu’on reconnaît la patte de Jack White, je n’en suis pas vraiment persuadé (n’étant à la base pas spécialement fan, il faut l’avouer).
Karen Elson s’inscrit dans un univers assez noir et mélancolique, pas déprimant pour autant. Elle a su trouver une image esthétique en se créant un monde raffiné oscillant dans les tons noir-orange pour mettre en valeur ses compositions. L’album sort le 25 mai 2010. En attendant, voici la vidéo de The Ghost Who Walks en version électrique et acoustique.

Le bidouilleur francais Wax Tailor se produisait hier sur la scène de l’Olympia à Paris. Récit d’un concert puissant en beats hip hop et samples groovy, un régal.

Tales of the Mood for Life

Connaissez-vous Jean-Christophe Le Saoût ? C’est en réalité l’état civil de Wax Tailor, producteur et bidouilleur de talent qui décrasse l’électro downtempo hip hop à coups de samples et beats finement assemblés. Mais la musique de Wax Tailor va au-delà en puisant dans un répertoire très riche qui procure à ses morceaux le curieux sentiment de son universel et tellement atypique à la fois.
La véritable histoire de Wax Tailor commence en 2004 avec l’album Tales of the Forgotten Melodies, très bien accueilli par la critique malgré une ambiance sombre, parfois même lugubre. Que sera est indéniablement l’un des titres qui marque cet album aux accents de thriller policier noir.
En 2006, c’est l’heure de l’espoir mais aussi du chagrin (Hope And Sorrow), un opus très complet et addictif qui nous entraîne dans les méandres d’un hip hop downtempo à l’effet décuplé avec de vraies perles comme Positively Inclined, The Games You Play ou Once Upon A Past.

Samples et bidouilles

Le concert de l’Olympia commence sur les chapeaux de roue avec No Pity, (l’un des moments forts du dernier album In The Mood For Life) qui donne le ton de la prestation qui va suivre : parfois franchement hip hop ! Le décor urbain (des immeubles au multiples fenêtres dont plusieurs contiennent des écrans qui diffusent les très bons visuels des morceaux) s’accorde à merveille aux bidouillages de Wax Tailor, soutenus par un violoncelle, un violon et l’excellente et omniprésente flûte traversière de Ludivine Issambourg.

Notre bidouilleur arrive à trouver une excellente alchimie entre morceaux downtempo où vient se greffer la voix angélique de Charlotte Savary et hip hop énergique avec les nombreux rappeurs invités qui viennent débiter leur beats avec énergie et précision. De précision il est justement question : en bon maître de cérémonie, Wax Tailor, chemise noire, cravate blanche gère au millimètre le déroulement du show derrière ses platines en alternant les moments calmes et plus énergiques. Le point d’orgue de ce savant mélange se fait particulièrement ressentir sur Fireflies où Charlotte Savary gère à merveille son duo hip hop avec Mattic.

Les titres alternent entre les trois albums, avec une véritable ambiance sur Que Sera, où Wax Tailor nous incite à pousser la chansonnette. Au bout d’une heure et demie, Wax Tailor demande au public de rappeler A State of Mind, le groupe qui a assuré la première partie. Deux lascars débarquent alors sur scène pour un Say Yes détonnant ! Le public est chaud et doit se manifester pour avoir un rappel. Quelques minutes après, Wax Tailor revient, serviette blanche autour du coup et entame avec le premier single du dernier album, This Train puis une dédicace à sa mère, présente au premier rang du balcon suivie d’une floppée de titres dont on a oublié les noms, avouons-le. Peu importe,  on a pris notre pied pendant 2 heures de concert intense. Et c’est bien le plus important. Wax Tailor remet ça ce soir, pour un deuxième concert sold out depuis des mois avant de partir en tournée aux quatre coins du monde.



Le duo Broken Bells alliant le chanteur de The Shins et le producteur Danger Mouse, crée un petit buzz depuis quelques semaines et avant la sortie de son premier album le 8 mars. Ils étaient de passage à Paris lundi, voilà nos impressions.

Pas grand chose à se mettre sous la dent concernant Broken Bells… En tous cas, pas en grosse quantité, mais le duo nous tient en haleine depuis Noël et le titre The High Road, une pépite pop planante merveilleusement arrangée et tellement sobre à la fois. Un refrain entêtant, des agréments électro discrets, et une production impeccable. Eh bien Broken Bells n’a pas tremblé en commençant d’entrée le concert par The High Road. Ok, voilà, c’est fait… Bon n’empêche qu’on reste un peu sur sa fin alors que le concert vient juste de commencer. Parce que finalement, entammer par le titre que tout le monde attend, je ne trouve pas que ce soit judicieux : le public n’est pas encore hyper chaud (la température laisse pourtant penser le contraire !) et on sent un manque d’engouement, dommage.

Convention

Pour ne pas déroger à la règle du conventionnel, le groupe (4 musiciens en plus des deux lascars) enchaîne sur Vaporize, l’autre morceau dévoilé sur leur MySpace. En place, plaisant, mais les visuels projetés manquent cruellement d’originalité. On a l’impression d’avoir les fioritures graphiques par défaut de Windows Media Player ! Franchement, ça casse un peu ce qu’on est en droit de s’attendre d’un groupe pour qui l’esthétique semble avoir son importance…
Les titres s’enchaînent dans un ordre très consensuel c’est à dire en respectant à la lettre le tracklisting de  Broken Bell, l’album à venir.  Dommage, moi qui croyais que ce genre de banalité était réservée à des vieux groupes qui se reforment pour l’argent pour jouer leur album culte d’il y a 20 ans (vous croyez vraiment que je pense aux Pixies ?). On s’ennuie un peu sur Your Head Is On Fire ou Trap Doors, le fantôme de Air plane sur Citizen, October nous fait quelque peu revivre les compositions de Badly Drawn Boy, on se tortille un peu sur le plaisant The Ghost Inside et on finit par le rythmé The Mall & Misery.

Après une quarantaine de minutes à peine, le groupe s’éclipse avant de revenir pour un rappel de reprises en duo, à savoir Don’t Let it Bring You Down de Neil Young et Crimson & Clover de Tommy James And The Shondells (oui j’avoue, je me suis documenté !). Et voilà, nous pouvons disposer et on se dit « tout ça pour ça ?« . Ça valait le coup d’en faire tout un foin ? Sur scène, il faut avouer que ce que l’on a vu n’est pas transcendant. En revanche, c’est certainement un très bon album à écouter dans son salon. Avis aux amateurs, l’écoute de l’album, c’est par ici

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Le groupe anglais se produisait lundi soir à l’Olympia pour présenter les compositions de l’album West Ryder Pauper Launatic Asylum. Récit de l’excellente prestation de cette puissante machine à tubes taillés pour les stades.

Machine à tubes

21 heures précises, le groupe entre sur scène et entame le set avec Julie & the Mothman, la face B de Underdog, le starter de cette tournée qui ne fait qu’annoncer l’ouragan de tubes qui va suivre. Bingo, on enchaine avec Underdog, le public est conquis, l’ambiance se fait déjà de plus en plus chaude… Tom Meighan, cheveux courts désormais, est dans une forme olympique et, en plus de flatter son ego, chauffe le public en gesticulant dans tous les sens, lance des « put your hands up in the air » à tout va, se fait acclamer sur le devant de la scène comme le messie. Et cela va même crescendo. Troisième titre et troisième tube avec Where Did All The Love Go puis Swarfiga. On est bien sur le West Ryder Tour, pas de doute.

La suite n’est pas déplaisante pour autant avec Shoot The Runner, un classique parmi les classiques de Kasabian. Le public exulte. Tom est très communiquant, parle au public (beaucoup d’anglais) et enchaîne les morceaux. Le fantôme des Stone Roses et surtout de Bobbie Gillespie de Primal Scream n’est jamais loin, surtout sur Stuntman où l’Olympia prend des airs de dancefloor géant, comme sur Vlad The Impaler lors du rappel. Le groupe finit sur Club Foot, d’une puissance phénoménale.

Maillot de foot

Quoi ? Pas de Fire ? Non, impossible… Le groupe est encore en backstage mais revient quelques minutes après avec une nouvelle tenue pour Tom : le tout nouveau maillot de foot de l’équipe d’Angleterre pour la Coupe du Monde 2010 ! Sifflements français, acclamations anglaises, forcément. Histoire de mettre tout le monde d’accord, le groupe lance Fire ! Ambiance de folie, tout le monde chante et danse comme s’il s’agissait d’un tube d’il y a dix ans ! Après Vlad The Impaler, le groupe termine sur un L.S.F au refrain sacrément entêtant au point que même lumières rallumées, la salle chante encore, jusqu’à la sortie dans le hall de l’Olympia où les anglais déchaînés nous font comprendre comment doit se passer un concert de Kasabian !

Backstage

Si vous voulez savoir ce qui s’est passé en backstage de l’Olympia, Umbro était là pour assurer le coup de pub :

Kasabian Setlist L'Olympia Bruno Coquatrix, Paris, France 2010
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Jeudi soir, The Big Pink, l’une des révélations de 2009, venait défendre au Nouveau Casino leur « Brief History of Love« , un album électro-noisy sous l’influence de Jesus & Mary Chain. Un groupe finalement un peu pâle en concert.
Pris par un empêchement de dernière minute, c’est notre fidèle fan Julie qui a joué le jeu de la chronique de concert. Merci à elle ! Si à votre tour vous souhaitez publier des chroniques, n’hésitez pas !

The Big Pink manque de couleur

On attendait le groupe au tournant, mais le concert n’était finalement pas si attendu que ça, il restait encore des places en vente avant le début du concert. On était pourtant au Nouveau Casino… pas à Bercy !
Arrivée à la fin du set de Nasser, le public semble manquer d’entrain. Le groupe marseillais ne convainc pas avec sa pop électro sans grande originalité,  malgré un certain charme, avouons-le. Attendons cependant de voir la tête d’affiche.
Après s’être fait attendre un long moment, The Big Pink entre en scène dans un nuage de fumée rose et laisse découvrir des musiciens qui ont l ‘air de personnages tout droit sortis d’une série B américaine. Le set démarre en douceur, les musiciens semblent dans une autre sphère  mais ont oublié de nous y emmener… assumant d’ailleurs leurs influences shoegazing, ce courant musical caractérisé par les musiciens regardant leurs pieds en jouant  (My Bloody Valentine, Ride…) . Le public retrouve un peu d’énergie avec Velvet,  bien exécuté et toujours aussi efficace mais déjà la batteuse montre les premiers signes d’énervement qui laisseront présager un final très rock’n'roll.
Au bout de 40 min, le groupe s’éclipse, à la grande surprise du public qui le rappelle mollement, mais  Robbie Furze, Milo Cordellci et leurs acolytes reviennent plutôt en forme et enchaînent plusieurs titres dont leur tube, l’incontournable Domino avec énergie, et le public ne s’y trompe pas.
Pourtant voilà, c’est déjà la fin, le concert s’arrête abruptement et on comprend très vite que The Big Pink ne rejoueront pas, la batteuse ayant de rage massacré la batterie à coup de guitare (cf. la vidéo ci-dessous).
Bilan en demi-teinte un concert court sans réelle énergie, The Big Pink remplit ici son contrat, quoique, pour un groupe annoncé comme « the next big thing, on en attendait plus. A brief History of Big Pink finalement.

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Le leader des défunts Stone Roses se produisait hier soir à Paris au Trabendo dans le cadre de sa tournée de promotion de son décevant dernier album, My Way.

Vous êtes sur Merseyside.fr, sachez que c’est la chanson Mersey Paradise des Stone Roses qui en est à l’origine ! On ne pouvait donc pas rater ce concert. Lorsque l’on va voir Ian Brown en live, on s’attend à tout sauf à une bonne performance vocale. Ça ne date pas d’hier, déjà du temps des Stone Roses le « monkey » ne misait pas sur la justesse de son chant et assurait des concerts dynamiques par une présence scénique mêlée à une arrogance qui a largement inspiré Liam Gallagher.

Madchester

Justement, retraçons brièvement le parcours de Ian Brown. Il forme les Stone Roses au milieu des années 80 avec son ami d’enfance et excellent guitariste John Squire, le bassiste « Mani » (aujourd’hui avec le gang de Bobbie Gillespie, Primal Scream) et Alan Wren, le batteur au bob. Leur premier album éponyme sorti en 1989 est une référence absolue du rock britannique avec des classiques du genre comme Made of Stone ou I am the Resurrection. Cet album est une référence de la vague « Madchester », ce mouvement musical lancé quelques années plus tôt par des groupes de Manchester mélangeant le rock et la house et qui carburent à l’ecstasy et autres diverses substances illicites. Les Happy Mondays en sont le fer de lance et ne s’en cachent d’ailleurs pas avec leur album au titre évocateur Pills, Thrills and Bellyaches ( »Pilules, frissons et maux de ventre »). Quoi qu’il en soit, les Stone Roses vont laisser une empreinte indélébile. En 1989, ils donnent un concert à Blackpool qui fait figure de référence dans l’histoire du groupe, mais qui marquera aussi le déclic dans la tête Liam Gallagher qui décidera de monter un groupe. On connaît la suite !

Bref, les Stone Roses sortent en 1994 un deuxième album sobrement intitulé Second Coming qui sera à l’époque assez critiqué pour son côté improvisé et ses morceaux en dehors des 3 minutes standards pour la radio. Pour Merseyside, que nenni, l’album est d’excellente facture avec des perles comme Ten Storey lovesong, Daybreak ou encore Tightrope (premier morceau que nous ayons d’ailleurs enregistré !).

Ian Brown, I am The Resurrection

Puis les Stone Roses se séparent et Ian Brown continue en solo sur des voies encore plus électro-baggy. Son premier album Unfinished Monkey Business est plutôt bon avec certaines tueries comme Can’t See Me, un titre aux rythmes franchement baggy qui appellent le déhanchement, bref, ça envoie la sauce comme on dit. La suite est mitigée : des albums en demi teinte malgré certains morceaux devenus aujourd’hui incontournables dans sa discographie comme F.E.A.R, Time Is My Everything, ou le très oasis Keep What Ya Got. My Way, le dernier opus, vire presque vers le hip-hop et le R’n'B, et à part quelques rares morceaux, n’est pas celui qu’on retiendra en 2009 (c’est certes très subjectif).

Le concert du Trabendo a cependant été plutôt réussi, avec une setlist variée allant piocher dans plusieurs albums. A la surprise générale, Ian Brown chante étonnament juste sur les premiers morceaux, mais sa réputation le rattrapera dès le troisième morceau et sur pas mal de titres joués hier soir, tout comme celle de presque manger son micro ! Le lad est en forme malgré un visage creusé (par la drogue ?), assez communicatif et arrive à mettre de l’ambiance sur un public chaud et demandeur. Justement, à propos de demande, le groupe vient d’écouler un quinzaine de morceaux, quitte la scène et revient pour un rappel où Ian Brown demande « Do you have any request? ». La salle se transforme en véritable braderie stone rosienne : « Elephant Stone« , « Made of Stone », « I Wanna be adore »… Chacun tente sa chance de voir son morceau fétiche joué en direct. Ce sera finalement le très groovy Fool’s Gold qui sera retenu. Grosse ambiance, forcément, mais il faudra s’en contenter. Rien d’autre des Stone Roses à se mettre sous la dent pour ce soir. Ian Brown cherche à se démarquer de son passé et assurer sur ses compositions en solo. Dommage pour ceux qui casquent 25 euros pour entendre les gloires d’antan. Pour ça, il vaudra mieux miser les Gallagher en solo !

A défaut de vidéo de bonne qualité du concert d’hier, voici une version de Fool’s Gold au concert du 13 janvier à Bruxelles, avec les groupies sur scène !

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Julian Casablancas, leader des Strokes, effectuait hier soir son retour sur scène, en solo cette fois. Ce concert-événement aux allures de retour de l’enfant prodige a tenu ses promesses, sans pour autant transcender.

L’album de Julian Casablancas sorti début novembre fait figure d’ ovni dans le monde du rock. Ou en tous cas d’album en marge, affichant une volonté de rompre avec le passé des Strokes et les codes du rock par des compositions ambitieuses au son résolument moderne. Pourtant, ce sont bien les synthés qui poussent les guitares en backstage !

21h pétantes, les six musiciens (les « Sick Six ») montent sur scène pour mettre en marche une véritable machine de guerre : deux synthés (permettant de s’affranchir de la bonne vieille basse), deux guitares et deux batteries, dont une réservée aux mic-macs électros ! Niveau look, le batteur semble tout droit sorti d’ un mauvais carnaval allemand, un des guitaristes semblait plutôt s’échapper de Tryo avec ses favoris baba-cool alors que les deux claviéristes arboraient une tenue robotique digne des plus belles panoplies de Ladytron. Julian, quant à lui a fait honneur à son look traditionnel, cuir et coupe négligée de rigueur.

Début en douceur avec Ludlow Street devant un public conquis prouvant que l’aura de Casablancas n’a pas baissé d’un iota. On a toujours les groupies hurlantes qui tendent des mains et couinent dès que leur idole lève le petit doigt ! Julian ne peut résister dès le deuxième morceau, un Rivers Of Brakelights dévastateur, et il plonge dans ce tapis de mains qui n’attendait que le venue de leur messie pour hurler de plus belle.

Souvenir ému du premier concert des Strokes en France à La Mutualité le 19 mars 2002 où Julian avait aussi plongé dans la foule (oui, on y était !).

La machine est lancée, les titres s’enchaînent avec précision avec un batteur réglé comme une machine à débiter du beat. Le son est franchement puissant et aussi précis que sur l’album, une prouesse salutaire tant la complexité de l’enregistrement semblait difficile à reproduire sur scène. Le public acquiesce à 200%, surtout sur le single 11th Dimension aux allures de New Order ! Petite surprise en douceur avec une reprise de I’ll Try Anything Once des Strokes (face B de Heart In A Cage), qui est en fait la version démo de You Only Live Once, en hommage à l’enfant de Julian, désormais seul sur scène avec un claviériste. Au bout de 40 minutes, Julian fait des signes de remerciement et quitte la scène, suivi du groupe avant de revenir pour 30 Minute Boyfriend, morceau d’une violence électronique déflagratrice qui nous donne l’impression d’être sur un vaisseau spatial attaqué de toute part.

Après quelques flatteries en français ( »Vous êtes le meilleur public« , « Nous reviendrons bientôt« ), l’ami Julian se retire dans l’ombre laissant ses compères achever le travail. Concert plié en 50 minutes, pas de réelle surprise, contrat rempli.

A vrai dire on n’en attendait pas plus du Casablancas cuvée 2009. Vous avez dit cuvée ? Non non, soyez rassurés, Julian semble avoir rangé ses problèmes de picole au rayon des mauvais souvenirs et promet un retour avec les Strokes pour bientôt.
Quoiqu’il en soit, l’échappée belle de Casablancas est plus que salutaire : l’intérêt d’un album solo réside notamment dans la capacité à s’éloigner de son groupe pour tenter des expériences musicales que ses acolytes n’acceptent pas forcément. C’est exactement ce que visait Julian en cherchant « l’efficacité de la musique moderne et la puissance et le sérieux de la musique classique ».

Allez, en bonus une vidéo de bonne qualité de Left & Right In The Dark (merci à But We Have Music)

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The Whitest Boy Alive est un des groupes de musique électronique les plus frais du moment. Chez ce quatuor berlino-norvégien, point de programmation pour faire danser, tout est fait sans artifice avec une guitare, une basse, une batterie, et quand même un synthé.  Le groupe était de passage à Paris pour un concert enflammé à La Cigale.

Dès l’arrivée sur place, le ton était donné : concert complet, les places se revendaient jusqu’à 80 euros au marché noir ! Plutôt étonnant pour ce groupe assez méconnu du grand public. On entre donc dans une Cigale pleine à craquer et conquise d’avance. Coup de bol en plus, on est vendredi, la semaine est terminée, l’enthousiasme est là, l’excitation monte, les gens n’attendent qu’une chose : se tortiller sur les rythmes dansants de nos compères berlinois et la guitare de l’ami venu du froid norvégien : Erlend Øye.

Erlend Øye est avant tout connu comme membre de Kings Of Convenience, duo pop norvégien aux douces chansons folk raffinées. Côté groupe norvégien, le grand public retiendra plutôt  Röyksopp, combo électro-house révélé par une publicité pour Tiscali avec qui Erlend Øye a collaboré sur plusieurs titres. Parallèlement, Erlend Øye monte un projet avec ses amis berlinois, qui devient vite un groupe à  part entière dont la particularité est de faire de la musique électronique sans aucune programmation.

Sur album, The Whitest Boy Alive a déjà la fâcheuse tendance à vouloir nous faire danser tant ses rythmes électro couplés à une basse survitaminée sont vecteurs de bonne humeur et enthousiasme évidents. Vendredi, le quatuor a véritablement enflammé La Cigale avec un set résolument dansant. C’est simple, tout le monde était debout à danser et se tortiller tellement naturellement… Le groupe était particulièrement en forme, communicatif, drôle et enjoué proposant un set allant puiser dans leurs deux albums, pour finir sur scène en pyramide tels des gymnastes chinois !

Un vrai bonheur auquel La Cigale n’est pas étranger : taille idéale et charme à l’italienne ne font que conférer aux bons concerts une dimension à part, pas forcément celle d’un moment historique, mais simplement la sensation d’avoir passé un excellent moment.

http://www.myspace.com/thewhitestboyalive

http://itunes.apple.com/fr/artist/the-whitest-boy-alive/id157617029