Live Report : Foals à l’Olympia le 25 mars 2013

Les anglais de Foals, adulés par la critique et d’excellente réputation scénique, étaient de passage hier à l’Olympia pour défendre les couleurs de Holy Fire, leur dernier album qui n’a pourtant pas fait l’unanimité.

Pour la première fois, les poulains de Foals ont vu la critique se diviser au sujet de leur nouvel album : production gonflée aux hormones, grosse tête, compositions discutables… Même si on se retrouve dans ces qualificatifs de Holy Fire, il ne faut pas rejeter en bloc le groupe à la discographie d’excellente tenue. On a donc voulu constater (pour la première fois) ce que nos jeunes oxfordiens donnent sur scène, et on a sacrément bien fait, n’en déplaise aux mauvaises langues.

Jagwar Ma
Cette soirée à été également marquée par la première partie assurée par le trio australien Jagwar Ma, groupe électro-rock à la croisée des chemins entre Brian Wilson, Tame Impala et Primal Scream. Le trio nous a délivré un set très efficace, transformant l’Olympia en Hacienda, surfant sans vergogne sur les gloires des Happy Mondays et autres réjouissances acid house dignes du Madchester d’antan. A suivre de très près en 2013.

Foals, énergie brute

Foals arrive sur scène sur le Prelude inaugural de Holy Fire. Force est de constater que la version live donne une dimension scénique sans commune mesure avec la version studio. La batterie est puissante et profonde, presque 80’s, le son est impeccable, comme tout le temps à l’Olympia.
Le groupe enchaîne sur des titres de Antidotes (Balloons, Olympic Airways) avant de balancer un My Number détonnant sur scène comme on pouvait s’en douter. La suite fait la part belle aux trois albums qui s’enchaînent avec une excellente unité. A mi-concert, on a cette impression que les morceaux bourrins de Holy Fire se mêlent avec discrétion avec le reste. Bien mal nous en a pris, car le groupe dérape sans hésiter sur des riffs gonflés à la fêta ! Mais pourtant la recette grecque fonctionne parfaitement, le public adhère, les jeux de lumière accentuant allègrement la puissance sonore dégagée par le quintette. Yannis Philippakis s’en donne à cœur joie, saute toute guitares dehors sans hésiter dans la foule sur un Providence détonnant. Le tout est très en place, chargé de volts destructeurs et pourtant ultra dansants. Le groupe termine sur un Electric Bloom ravageur qui a vu, une fois n’est pas coutume, le plancher de l’Olympia trembler.
Après 1h20 de concert, Yannis et le guitariste reviennent à deux sur scène pour interpréter un Moon mou du genou qui, je trouve, n’avait pas trop sa place. Ce morceau fut néanmoins vite effacé par un Inhaler de compet’ digne d’un morceau de Rage Against The Machine suivi d’un Two Steps, Twice aux allures de dancefloor géant, rejoint pat les trois compères de Jagwar Ma venus sautiller sur scène.
Une fois de plus, la réputation de Foals n’a pas failli. Ce groupe si singulier et moderne sait innover, groover, envoyer du pâté. Ce soir plus que jamais, Yannis et sa bande étaient bel et bien les princes de l’Olympiakos ! On a vraiment bien fait de venir !

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