Playlist indie pop – Avril 2016

Kaviar-Special-2Une playlist indie pop pour avril ? Avril, c’était le retour du froid avec le sentiment que les beaux jours n’étaient pas si loin. La playlist est à cette image. On a bien bossé pour vous concocter des morceaux assez variés, finement sélectionné sur ce qui est sorti ce mois-ci. Présentations.

Pure indie-pop

LOST TAPES est une belle découverte de ce printemps. Avec ses airs de groupe écossais parfait de la fin des 80’s, Lost Tapes fait oublier à tous qu’ils sont espagnols. Un bijou de pop éthérée, pour ceux qui aiment le genre. Idem pour nos amis de Dijon HILLDALE qui reviennent avec un EP d’indie pop très réussi. En attendant le retour des Stones Roses, on a de quoi s’occuper avec les anglais de SULK (hommage au même titre de Radiohead ?). La ressemblance est frappante : même voix que Ian Brown, riff de guitare à la John Squire… ce Past Paradise (et non Mersey Paradise) n’aurait pas fait tâche sur Second Coming. Un coup de cœur évident à écouter très fort. Non FRANKIE COSMOS n’est pas le DJ du camping des Flots Bleus de la Grande Motte. Derrière ce patronyme hasardeux se cache une jeune songwriteuse américaine de 22 ans qui délivre des chansons à la pelle dont la durée moyenne doit avoisiner les 2 minutes, et encore. Une innocence pop qui fait du bien.

Songwriting/folk

La révélation du mois nous vient de JULIEN BOUCHARD, jeune songwriter d’Epinal. Sur le papier, on a vu plus rock’n’roll (« Bonjour, je m’appelle Julien Bouchard, je viens d’Epinal et j’écris des chansons« ). Son album « Songs From La Chambre » signé chez les belges de Hot Puma Records est une beauté absolue, mélangeant ses influences rock et folk avec brio. Un album qui tourne en boucle. Outre-atlantique, le songwriter de l’Illinois ANDREW BIRD continue de sortir des disques à un rythme très soutenu (1 tous les 2 ans). Are You Serious est plus rock, plus direct mais toujours plein de trouvailles qui en font un album sacrément consistant. On se délectera aussi de l’album de WOODPIGEON, ces canadiens à l’univers un peu froid mais aux ambiances rudement bien travaillées.

De son côté, KEVIN MORBY continue sa petite vie de songwriter solitaire assumé. Moins direct que ses prédécesseurs, Singing Saw est une belle réussite folk. Sur ce single Dorothy, Morby colle un riff ultra basique de 3 accords mais le bonhomme en fait un morceau parfaitement bien trouvé. Un album que l’on préfère à ses amis de WOODS où il a officié comme bassiste. Woods livre justement un album justement encensé par la critique, mais dont la voix finit par énerver. Avis très subjectif évidemment. Côté féminin, il est vrai qu’on ne suit pas vraiment la discographie de KEREN ANN. On a sans doute tort car son joli timbre de voix et son univers mélancolique ont vraiment tout pour plaire. On aurait également tort de ne pas jeter une oreille du côté de SCOTT YODER, songwriter de Seattle qui livre un album à l’image de sa belle pochette : artisanale et colorée. Ou encore à l’univers franchement barré mais envoûtant de la galloise CATE LE BON. Une sorte de croisement entre PJ Harvey, Björk, Stephen Malkmus et les Super Furry Animals.

Electro et groove dancefloor

l’anglais Stephen Dickinson alias BIBIO déroule une élétro-pop chill délicatement groovy. STARWALKER est l’un des projets de Jean-Benoît Dunkel de AIR où sa pop en mode conquête spatiale mais dansante fonctionne plutôt bien. Dansant et moins spatial, on se réjouira de l’électro des parisiens de ALEXANDR qui aurait pu piquer le riff de Soup For One de Chic si Modjo ne l’avait pas déjà fait. Les norvégiens de Kakkmaddafakka se sont décidés à raccourcir leur nom et deviennent KMF. Bien leur en a pris. On reste sur des sons dansants comme on les aime, rappelant des riffs de The Whitest Boy Alive. Et ça fait carrément bien le boulot. Pour le côté dansant mais ensoleillé, on ira plutôt chercher du côté de JOEY JOEY MICHAELS, songwriter de Minneapolis qui oscille entre Ariel Pink, Mac Demarco, Darwin Deez et un Albert Hammond sous ecsta.

Pointures UK

Le grand retour de PJ HARVEY ne semble pas avoir convaincu tout le monde. Explorant facilement divers univers, PJ Harvey continue les expérimentations variées sur un album qui puise son inspiration de voyages divers (Kosovo, Afghanistan notamment). Une oeuvre difficile d’accès à appréhender dans son contexte global. On évitera l’écoute distraite dans le métro sur des écouteurs d’iPhone. L’autre grand retour très médiatisé de ce début d’année étaient les LAST SHADOW PUPPETS, aka Alex Turner des Arctic Monkeys et son pote Miles Kane pour un album qui ravira les fans, mais peut-être pas les autres. Oui c’est pas mal foutu, il y a de beaux arrangements, mais le duo donne l’impression d’en faire un peu trop.

Rock US

the_dandy_warhols_distortlandPARQUET COURTS revient avec un album bien consistant et ce titre assez Velvet/Pixies qui fait mouche. L’album est également d’excellente tenue. On ne pourra pas en dire autant des DANDY WARHOLS qui sans vraiment décevoir, livrent (comme souvent) un album assez inégal. On y trouvera de bons titres accrocheurs dont ce All The Girls in London. A propos de girls, le printemps nous permet de ressortir un « riot girl band » du fin fond de la Californie : BLEACHED. Du tatapoum qui fait toujours du bien à petite dose. Beaucoup plus délicat, on ira danser avec BRITTA PHILIPS, la femme de Dean Wareham. Même si sa Million Dollar Doll semble avoir beaucoup trop écouté Crystal de New Order, on appréciera la délicatesse pop de l’album. De leur côté, les Canadiens de SUUNS affirment leur côté obscur à forte inspiration Radiohead sur un album difficile d’accès pour les non initiés.

Shoegaze/garage

bantam-lyons-coverAvril 2016 marque le grand retour de LUSH. Oui, on parle bien du groupe shoegaze des 90 qui n’avait d’ailleurs plus rien sorti depuis 1996 ! De retour avec un EP qui de haut de sa recette inchangée, renoue avec les gloires du passé. Héritier indirect de Lush, le quatuor de Caen JESUS CHRIST FASHION BARBE va autant puiser dans des sonorités shoegaze que folk pour un rendu assez atypique. Les Brestois de BANTAM LYONS sortent leur premier album, froid et puissant. Si la voix peut surprendre, sorte de Mark Burgess (The Chameleons) soprano, l’énergie shoegaze 80’s délivrée par le quatuor nous a bien scotché.  Histoire de mettre tout le monde d’accord, on s’attardera sur la magnifique pochette du rock garage parfaitement gaulé des rennais de KAVIAR SPECIAL signés chez nos amis de Howlin Banana Records aux signatures sans faute. Spécial, mais franchement caviar.



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