The Chameleons à La Maroquinerie – Setlist et chronique/Live Report (Paris, 06/05/2014)

The Chameleons, groupe mythique de Manchester, étaient hier soir en concert à la Maroquinerie. Pas de nouvel album, mais leur premier et magistral album Script Of The Bridge à l’honneur, incontournable.

Liverpool vs Manchester

Horrible dilemme pour tout fan de rock anglais du Nord de l’Angleterre : Echo And The Bunnymen et The Chameleons jouent le même soir à Paris, évidemment pas au même endroit. Deux groupes cultes et voisins : les Bunnymen de Liverpool, The Chameleons de Manchester. Deux groupes majeurs du post-punk anglais sans qui les Stone Roses ou Oasis n’aurait peut-être pas existé. Finalement, direction The Chameleons, ayant déjà vu les Bunnymen plusieurs fois et jamais les Chameleons.

Script Of The Bridge

Oubliez la hype, le look, ou quelconque tendance. Ici, on est là pour un groupe de la banlieue de Manchester qui fait du rock à guitares. Début en fanfare avec Don’t Fall qui nous plonge tout de suite dans l’ambiance ! Le son est fort, comme il faut,  la batterie tape bien, et Mark Burgess est bien présent, jean clair et t-shirt noir délavé, Nike noires aux pieds. Cette introduction n’est qu’une amorce à la déferlante qui va suivre. On aura droit à la totalité de Script Of The Bridge, ce magnifique premier album qui date de… 1983 !
Mark Burgess semble parfois à la peine : il se retourne vers son batteur après chaque morceau, pour reprendre ses esprits (comprenez : pour picoler !). Les titres fusent, presque sans interruption. Mais Mark Burgess n’a pas vraiment besoin de motiver le public de connaisseur qui le suit parfaitement. Non, on ne vient pas à un concert des Chameleons par hasard. Outre quelques « vieux » (comprenez : les quadras), on note aussi pas mal de trentenaires pour qui le Manchester des années 80 ne semble avoir aucun secret. Here Today, Monkeyland (le public répondra présent sur les « Is Anyone There? » de Mark Burgess) Second Skin nous permettent d’arriver à l’incontournable Up The Down Escalator, magistral en live. Mark se donne à fond, épaulé par une batterie très présente mais parfaitement dosée et deux guitares qui se complètent parfaitement. Le son semble être monté d’un cran. La version de A Person Isn’t Safe These Days nous fout une claque !

En une heure, l’air de rien, le groupe nous a fait défiler la totalité de Script Of The Bridge, dans l’ordre de l’album comme le font malheureusement beaucoup de groupes. As High As You Can Go est une vraie claque, le groupe s’amuse même à caler les paroles et l’air de Eleanor Rigby des Beatles au milieu de Paper Tigers. Mark Burgess lance un « this music was made in Manchester ! » Avant de clôturer le set avec View From A Hill.

Le quatuor revient pour un rappel explosif de 3 titres qui débute par le magistral Soul In Isolation. avant de lancer Singing Rule Britannia (While the Walls Close In) et Looking Inwardly.

Alors que l’on croit le set fini, lumières (tamisées), musique de fond, le groupe revient sur scène pour la dernière fois avec Swamp Thing et son final planant. Pas de doute, ce soir on a fait Echo aux Chameleons !

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Setlist The Chameleons

La Maroquinerie, Paris – 6 mai 2014

Don’t Fall
Here Today
Monkeyland
Second Skin
Up the Down Escalator
Less Than Human
Pleasure and Pain
Thursday’s Child
As High As You Can Go
A Person Isn’t Safe Anywhere These Days
Paper Tigers
View From a Hill
—-
Soul in Isolation
Singing Rule Britannia (While the Walls Close In)
Looking Inwardly
—-
Swamp Thing

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