Merseyside

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Avec leur nom évoquant l’un des sports les plus prisés lors de l’hiver en Amérique du nord, Hockey révèle dans Mind Chaos son potentiel pour entraîner les foules sur la piste… de danse !

Drôle de nom pour un groupe de rock, Hockey. Mais une fois leur album inséré dans notre platine CD, on comprend mieux : tel le disque de caoutchouc vulcanisé (palet) que les hockeyeurs s’efforcent non sans grâce et volupté, de mettre au fond des filets du camp adverse, le premier disque de Hockey est un mélange incroyable de mélodies pop rock à 200 à l’heure comme « Too Fake » ou « Song Away » et de rythmes plus colorés où l’on reprend son souffle sur des beats plus groovy : « Work ».

Tels les angles des patinoires dans lesquels se bousculent sans ménagement les joueurs de champ, les membres de Hockey viennent des quatre coins des Etats-Unis.

Hippie or not Yuppie ?

hockey-garageBen, le chanteur et Jerm se sont rencontrés à l’université en Californie, une sorte de communauté hippie, au milieu d’un quartier d’affaires plutôt ennuyeux. Le duo a d’abord commencé à jouer dans les fêtes et clubs du coin avec une boîte à rythme. Voulant donner plus d’élan et d’envergure à leurs compositions, ils se sont par la suite retrouvés dans un local à répétitions. C’est ici qu’ils ont commencé à écrire frénétiquement. De cette folle période, ils n’ont gardé qu’une seule chanson et non des moindres : « Song Away », jugée assez bonne pour figurer sur Mind Chaos.
Leurs études artistiques terminées, Ben et Jerm quittent la douceur de vivre californienne pour Spokane (Washington) et se lient avec Anthony, un batteur avec lequel ils se mettent rapidement à écrire des chansons. « Curse This City » par exemple évoque la frustration qu’ils ont ressentie la fois où ils se sont fait voler leurs bicyclettes.

Verdict

Hockey allie avec finesse et une énergie folle la rudesse du hip-hop old school à celle du rock garage dansant (The Rapture, The Virgins). C’est ainsi sans surprise qu’ils sont en train de s’imposer comme un des groupes cruciaux des années à venir. Et pour corroborer un article paru dans les Inrocks en septembre dernier, on les verra sans doute bientôt remplir des stades.

Pour l’heure, Merseyside vous incite chaudement à acheter leur album et surtout à aller les voir en concert lors de leurs 5 dates en France, notamment le 4 mars prochain à Paris à la Maroquinerie. On y sera !

Mind Chaos sur iTunes ou Spotify

Ecouter Mind Chaos sur Deezer

http://www.myspace.com/hockey

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The Whitest Boy Alive est un des groupes de musique électronique les plus frais du moment. Chez ce quatuor berlino-norvégien, point de programmation pour faire danser, tout est fait sans artifice avec une guitare, une basse, une batterie, et quand même un synthé.  Le groupe était de passage à Paris pour un concert enflammé à La Cigale.

Dès l’arrivée sur place, le ton était donné : concert complet, les places se revendaient jusqu’à 80 euros au marché noir ! Plutôt étonnant pour ce groupe assez méconnu du grand public. On entre donc dans une Cigale pleine à craquer et conquise d’avance. Coup de bol en plus, on est vendredi, la semaine est terminée, l’enthousiasme est là, l’excitation monte, les gens n’attendent qu’une chose : se tortiller sur les rythmes dansants de nos compères berlinois et la guitare de l’ami venu du froid norvégien : Erlend Øye.

Erlend Øye est avant tout connu comme membre de Kings Of Convenience, duo pop norvégien aux douces chansons folk raffinées. Côté groupe norvégien, le grand public retiendra plutôt  Röyksopp, combo électro-house révélé par une publicité pour Tiscali avec qui Erlend Øye a collaboré sur plusieurs titres. Parallèlement, Erlend Øye monte un projet avec ses amis berlinois, qui devient vite un groupe à  part entière dont la particularité est de faire de la musique électronique sans aucune programmation.

Sur album, The Whitest Boy Alive a déjà la fâcheuse tendance à vouloir nous faire danser tant ses rythmes électro couplés à une basse survitaminée sont vecteurs de bonne humeur et enthousiasme évidents. Vendredi, le quatuor a véritablement enflammé La Cigale avec un set résolument dansant. C’est simple, tout le monde était debout à danser et se tortiller tellement naturellement… Le groupe était particulièrement en forme, communicatif, drôle et enjoué proposant un set allant puiser dans leurs deux albums, pour finir sur scène en pyramide tels des gymnastes chinois !

Un vrai bonheur auquel La Cigale n’est pas étranger : taille idéale et charme à l’italienne ne font que conférer aux bons concerts une dimension à part, pas forcément celle d’un moment historique, mais simplement la sensation d’avoir passé un excellent moment.

http://www.myspace.com/thewhitestboyalive

http://itunes.apple.com/fr/artist/the-whitest-boy-alive/id157617029