Le duo franco-américain Beach House revient avec un troisième album somptueux, qui s’établit au cœur de l’hiver avec une justesse incroyable. La bande son des soirées sous la couette.
On ne va pas se la jouer « encyclopédie de la pop », avouons-le, on ne connaissait pas Beach House avant de tomber sur cette pépite. Ce n’est d’ailleurs sans doute pas anodin si la blogosphère s’enthousiasme à propager les ondes de ce duo à travers la toile.
Passons la biographie complète, mais sachez que derrière ce nom frais et sexy se cache un duo formé par un américain (Alex Scally) et une française, Victoria Legrand, dont l’oncle, Michel Legrand, s’est illustré avec de nombreuses compositions, dont la bande originale des Demoiselles de Rochefort (Jacques Demy).
Les avis sont unanimes, Teen Dream est le meilleur album de Beach House, alors parlons-en ! Sachez avant tout que l’album ne s’écoute pas dans n’importes quelles conditions. Soyez posés, calme et cherchez un moment pour vous poser tranquillement sous la couette ou dans un bon canapé. Les premières notes de Zebra frémissent, des coeurs angéliques arrivent en arrière plan… et une voix étrange vient se greffer sur cet ensemble, mi-homme, mi-femme. On se laisse entraîner dans cet entremêlé harmonique fin et entêtant, tout se superpose finement de façon très délicate, les cymbales sont à la fois douces et puissantes, l’alchimie fonctionne à merveille, on se sent partir…
Le reste de l’album est aussi délicat, fin et admirablement arrangé. Les mélodies sont accompagnées de sons venus d’ailleurs, d’un pays où le froid semble être un plaisir que l’on cherche à prolonger. Oui, les morceaux de Beach House sont froids (Norway) mais apportent également une rare fraîcheur dont on se délecte à l’envi. L’échappatoire de la monotonie fonctionne à merveille sur des titres qui invitent toujours plus au voyage (Walk In The Park). Le rythme s’intensifie parfois (10 Miles Stereo), mais l’envoûtement reste intact, toujours dans un souci de perfection harmonique dont on reste sans voix après Take Care. Certains compareront Beach House au meilleur de Mercury Rev, à Mazzy Star, aux Cocteau Twins… peut-être, mais pour Merseyside, Beach House est avant tout un groupe à part, d’une singularité exemplaire.
Teen Dream est un coup de cœur planant au charme incroyable, dénué de toute réalité matérialiste qui compose trop souvent notre existence. Une merveille glacée qui nous transporte dans un monde inconnu où l’on se délecte de chaque nouvelle sensation harmonique avec une jouissance incroyable.
Le duo se produira demain à La Maroquinerie. Ne pouvant nous y rendre, avis aux amateurs qui veulent nous envoyer une chronique ou nous nous donner leurs impressions.
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Drôle de nom pour un groupe de rock, Hockey. Mais une fois leur album inséré dans notre platine CD, on comprend mieux : tel le disque de caoutchouc vulcanisé (palet) que les hockeyeurs s’efforcent non sans grâce et volupté, de mettre au fond des filets du camp adverse, le premier disque de Hockey est un mélange incroyable de mélodies pop rock à 200 à l’heure comme « Too Fake » ou « Song Away » et de rythmes plus colorés où l’on reprend son souffle sur des beats plus groovy : « Work ».
Ben, le chanteur et Jerm se sont rencontrés à l’université en Californie, une sorte de communauté hippie, au milieu d’un quartier d’affaires plutôt ennuyeux. Le duo a d’abord commencé à jouer dans les fêtes et clubs du coin avec une boîte à rythme. Voulant donner plus d’élan et d’envergure à leurs compositions, ils se sont par la suite retrouvés dans un local à répétitions. C’est ici qu’ils ont commencé à écrire frénétiquement. De cette folle période, ils n’ont gardé qu’une seule chanson et non des moindres : « Song Away », jugée assez bonne pour figurer sur Mind Chaos.
Erlend Øye est avant tout connu comme membre de Kings Of Convenience, duo pop norvégien aux douces chansons folk raffinées. Côté groupe norvégien, le grand public retiendra plutôt Röyksopp, combo électro-house révélé par une
Sur album, The Whitest Boy Alive a déjà la fâcheuse tendance à vouloir nous faire danser tant ses rythmes électro couplés à une basse survitaminée sont vecteurs de bonne humeur et enthousiasme évidents. Vendredi, le quatuor a véritablement enflammé La Cigale avec un set résolument dansant. C’est simple, tout le monde était debout à danser et se tortiller tellement naturellement… Le groupe était particulièrement en forme, communicatif, drôle et enjoué proposant un set allant puiser dans leurs deux albums, pour finir sur scène en pyramide tels des gymnastes chinois !

