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Archive for the ‘ Electro ’ Category

Les Ting Tings sont de retour et nous surprennent de la plus mauvaise des façons avec Hands, un single digne de la soupe commerciale qu’on a ingurgitée dans les années 90. Clap your hands, say no !

On attendait avec impatience le retour du duo mancunien les Ting Tings dont le premier album We Started Nothing ne manque pas de commentaires dithyrambiques : des tubes à gogo mélangeant rock et électro avec brio (Great DJ, That’s Not My Name, Shut Up and Let Me Go), une production léchée et des concerts énergiques à transformer la salle en dance floor géant.
Mais voilà que Katie White et Jules de Martino, épaulés de Calvin Harris, nous délivrent les sons mainstream dignes de Lady Gaga ou Kylie Minogue, le tout couvert d’une tendance à Daddy Cool ! Ecoutez bien : au début, on pense à Hung Up de Madonna (et donc à Gimme! Gimme! Gimme! de Abba !), c’est limite si on ne l’entend pas chuchoter « Time goes by… so slowly…« , puis arrive une basse façon Can’t Get You Out Of My Head de Kylie Minogue interrompue par ces sons indigestes de batterie électronique en cascade, un refrain répétitif sans aucune recherche… flippant ! Avec ce morceau, les Ting Tings rejoignent les dégueulis commerciaux que sont Lady Gaga ou David Guetta, c’est bien dommage…

Si vous avez envie, prenez votre courage à deux mains pour écouter Hands des Ting Tings. Si vous allez au bout, vous aurez même du rab avec un remix tout aussi indigeste que formaté. A vérifier ce week-end à Rock en Seine…

Le bidouilleur francais Wax Tailor se produisait hier sur la scène de l’Olympia à Paris. Récit d’un concert puissant en beats hip hop et samples groovy, un régal.

Tales of the Mood for Life

Connaissez-vous Jean-Christophe Le Saoût ? C’est en réalité l’état civil de Wax Tailor, producteur et bidouilleur de talent qui décrasse l’électro downtempo hip hop à coups de samples et beats finement assemblés. Mais la musique de Wax Tailor va au-delà en puisant dans un répertoire très riche qui procure à ses morceaux le curieux sentiment de son universel et tellement atypique à la fois.
La véritable histoire de Wax Tailor commence en 2004 avec l’album Tales of the Forgotten Melodies, très bien accueilli par la critique malgré une ambiance sombre, parfois même lugubre. Que sera est indéniablement l’un des titres qui marque cet album aux accents de thriller policier noir.
En 2006, c’est l’heure de l’espoir mais aussi du chagrin (Hope And Sorrow), un opus très complet et addictif qui nous entraîne dans les méandres d’un hip hop downtempo à l’effet décuplé avec de vraies perles comme Positively Inclined, The Games You Play ou Once Upon A Past.

Samples et bidouilles

Le concert de l’Olympia commence sur les chapeaux de roue avec No Pity, (l’un des moments forts du dernier album In The Mood For Life) qui donne le ton de la prestation qui va suivre : parfois franchement hip hop ! Le décor urbain (des immeubles au multiples fenêtres dont plusieurs contiennent des écrans qui diffusent les très bons visuels des morceaux) s’accorde à merveille aux bidouillages de Wax Tailor, soutenus par un violoncelle, un violon et l’excellente et omniprésente flûte traversière de Ludivine Issambourg.

Notre bidouilleur arrive à trouver une excellente alchimie entre morceaux downtempo où vient se greffer la voix angélique de Charlotte Savary et hip hop énergique avec les nombreux rappeurs invités qui viennent débiter leur beats avec énergie et précision. De précision il est justement question : en bon maître de cérémonie, Wax Tailor, chemise noire, cravate blanche gère au millimètre le déroulement du show derrière ses platines en alternant les moments calmes et plus énergiques. Le point d’orgue de ce savant mélange se fait particulièrement ressentir sur Fireflies où Charlotte Savary gère à merveille son duo hip hop avec Mattic.

Les titres alternent entre les trois albums, avec une véritable ambiance sur Que Sera, où Wax Tailor nous incite à pousser la chansonnette. Au bout d’une heure et demie, Wax Tailor demande au public de rappeler A State of Mind, le groupe qui a assuré la première partie. Deux lascars débarquent alors sur scène pour un Say Yes détonnant ! Le public est chaud et doit se manifester pour avoir un rappel. Quelques minutes après, Wax Tailor revient, serviette blanche autour du coup et entame avec le premier single du dernier album, This Train puis une dédicace à sa mère, présente au premier rang du balcon suivie d’une floppée de titres dont on a oublié les noms, avouons-le. Peu importe,  on a pris notre pied pendant 2 heures de concert intense. Et c’est bien le plus important. Wax Tailor remet ça ce soir, pour un deuxième concert sold out depuis des mois avant de partir en tournée aux quatre coins du monde.



Le duo franco-américain Beach House revient avec un troisième album somptueux, qui s’établit au cœur de l’hiver avec une justesse incroyable. La bande son des soirées sous la couette.

On ne va pas se la jouer « encyclopédie de la pop », avouons-le, on ne connaissait pas Beach House avant de tomber sur cette pépite. Ce n’est d’ailleurs sans doute pas anodin si la blogosphère s’enthousiasme à propager les ondes de ce duo à travers la toile.

Passons la biographie complète, mais sachez que derrière ce nom frais et sexy se cache un duo formé par un américain (Alex Scally) et une française, Victoria Legrand, dont l’oncle, Michel Legrand, s’est illustré avec de nombreuses compositions, dont la bande originale des Demoiselles de Rochefort (Jacques Demy).

Les avis sont unanimes, Teen Dream est le meilleur album de Beach House, alors parlons-en ! Sachez avant tout que l’album ne s’écoute pas dans n’importes quelles conditions. Soyez posés, calme et cherchez un moment pour vous poser tranquillement sous la couette ou dans un bon canapé. Les premières notes de Zebra frémissent, des coeurs angéliques arrivent en arrière plan… et une voix étrange vient se greffer sur cet ensemble, mi-homme, mi-femme. On se laisse entraîner dans cet entremêlé harmonique fin et entêtant, tout se superpose finement de façon très délicate, les cymbales sont à la fois douces et puissantes, l’alchimie fonctionne à merveille, on se sent partir…
Le reste de l’album est aussi délicat, fin et admirablement arrangé. Les mélodies sont accompagnées de sons venus d’ailleurs, d’un pays où le froid semble être un plaisir que l’on cherche à prolonger. Oui, les morceaux de Beach House sont froids (Norway) mais apportent également une rare fraîcheur dont on se délecte à l’envi. L’échappatoire de la monotonie fonctionne à merveille sur des titres qui invitent toujours plus au voyage (Walk In The Park). Le rythme s’intensifie parfois (10 Miles Stereo), mais l’envoûtement reste intact, toujours dans un souci de perfection harmonique dont on reste sans voix après Take Care. Certains compareront Beach House au meilleur de Mercury Rev, à Mazzy Star, aux Cocteau Twins… peut-être, mais pour Merseyside, Beach House est avant tout un groupe à part, d’une singularité exemplaire.

Teen Dream est un coup de cœur planant au charme incroyable, dénué de toute réalité matérialiste qui compose trop souvent notre existence. Une merveille glacée qui nous transporte dans un monde inconnu où l’on se délecte de chaque nouvelle sensation harmonique avec une jouissance incroyable.

Le duo se produira demain à La Maroquinerie. Ne pouvant nous y rendre, avis aux amateurs qui veulent nous envoyer une chronique ou nous nous donner leurs impressions.

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Avec leur nom évoquant l’un des sports les plus prisés lors de l’hiver en Amérique du nord, Hockey révèle dans Mind Chaos son potentiel pour entraîner les foules sur la piste… de danse !

Drôle de nom pour un groupe de rock, Hockey. Mais une fois leur album inséré dans notre platine CD, on comprend mieux : tel le disque de caoutchouc vulcanisé (palet) que les hockeyeurs s’efforcent non sans grâce et volupté, de mettre au fond des filets du camp adverse, le premier disque de Hockey est un mélange incroyable de mélodies pop rock à 200 à l’heure comme « Too Fake » ou « Song Away » et de rythmes plus colorés où l’on reprend son souffle sur des beats plus groovy : « Work ».

Tels les angles des patinoires dans lesquels se bousculent sans ménagement les joueurs de champ, les membres de Hockey viennent des quatre coins des Etats-Unis.

Hippie or not Yuppie ?

hockey-garageBen, le chanteur et Jerm se sont rencontrés à l’université en Californie, une sorte de communauté hippie, au milieu d’un quartier d’affaires plutôt ennuyeux. Le duo a d’abord commencé à jouer dans les fêtes et clubs du coin avec une boîte à rythme. Voulant donner plus d’élan et d’envergure à leurs compositions, ils se sont par la suite retrouvés dans un local à répétitions. C’est ici qu’ils ont commencé à écrire frénétiquement. De cette folle période, ils n’ont gardé qu’une seule chanson et non des moindres : « Song Away », jugée assez bonne pour figurer sur Mind Chaos.
Leurs études artistiques terminées, Ben et Jerm quittent la douceur de vivre californienne pour Spokane (Washington) et se lient avec Anthony, un batteur avec lequel ils se mettent rapidement à écrire des chansons. « Curse This City » par exemple évoque la frustration qu’ils ont ressentie la fois où ils se sont fait voler leurs bicyclettes.

Verdict

Hockey allie avec finesse et une énergie folle la rudesse du hip-hop old school à celle du rock garage dansant (The Rapture, The Virgins). C’est ainsi sans surprise qu’ils sont en train de s’imposer comme un des groupes cruciaux des années à venir. Et pour corroborer un article paru dans les Inrocks en septembre dernier, on les verra sans doute bientôt remplir des stades.

Pour l’heure, Merseyside vous incite chaudement à acheter leur album et surtout à aller les voir en concert lors de leurs 5 dates en France, notamment le 4 mars prochain à Paris à la Maroquinerie. On y sera !

Mind Chaos sur iTunes ou Spotify

Ecouter Mind Chaos sur Deezer

http://www.myspace.com/hockey

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Avis aux amateurs de beatbox et de rythmes en général. Incredibox permet de créer un sample beatbox en ajoutant des rythmes, des voix et autres fioritures guturales. C’est simple, bien fait et super groovy. On adore !

Pas de chronique de disque ou de concert cette fois-ci, mais voilà un site qui dépote ! On ne va pas vous faire d’explication de trois pages, vous comprendrez en vous rendant sur le site. Amusez-vous à ajouter des beat aux personnages qui s’affichent sur l’écran pour créer un petit morceau. Hautement addictif !

http://www.incredibox.fr

Vous pouvez également télécharger les économiseurs d’écran pour PC ou Mac.

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The Whitest Boy Alive est un des groupes de musique électronique les plus frais du moment. Chez ce quatuor berlino-norvégien, point de programmation pour faire danser, tout est fait sans artifice avec une guitare, une basse, une batterie, et quand même un synthé.  Le groupe était de passage à Paris pour un concert enflammé à La Cigale.

Dès l’arrivée sur place, le ton était donné : concert complet, les places se revendaient jusqu’à 80 euros au marché noir ! Plutôt étonnant pour ce groupe assez méconnu du grand public. On entre donc dans une Cigale pleine à craquer et conquise d’avance. Coup de bol en plus, on est vendredi, la semaine est terminée, l’enthousiasme est là, l’excitation monte, les gens n’attendent qu’une chose : se tortiller sur les rythmes dansants de nos compères berlinois et la guitare de l’ami venu du froid norvégien : Erlend Øye.

Erlend Øye est avant tout connu comme membre de Kings Of Convenience, duo pop norvégien aux douces chansons folk raffinées. Côté groupe norvégien, le grand public retiendra plutôt  Röyksopp, combo électro-house révélé par une publicité pour Tiscali avec qui Erlend Øye a collaboré sur plusieurs titres. Parallèlement, Erlend Øye monte un projet avec ses amis berlinois, qui devient vite un groupe à  part entière dont la particularité est de faire de la musique électronique sans aucune programmation.

Sur album, The Whitest Boy Alive a déjà la fâcheuse tendance à vouloir nous faire danser tant ses rythmes électro couplés à une basse survitaminée sont vecteurs de bonne humeur et enthousiasme évidents. Vendredi, le quatuor a véritablement enflammé La Cigale avec un set résolument dansant. C’est simple, tout le monde était debout à danser et se tortiller tellement naturellement… Le groupe était particulièrement en forme, communicatif, drôle et enjoué proposant un set allant puiser dans leurs deux albums, pour finir sur scène en pyramide tels des gymnastes chinois !

Un vrai bonheur auquel La Cigale n’est pas étranger : taille idéale et charme à l’italienne ne font que conférer aux bons concerts une dimension à part, pas forcément celle d’un moment historique, mais simplement la sensation d’avoir passé un excellent moment.

http://www.myspace.com/thewhitestboyalive

http://itunes.apple.com/fr/artist/the-whitest-boy-alive/id157617029