Spécial Stone Roses à Manchester – part 4 : Driving South to Manchester

Voici l’épilogue de notre périple à Manchester pour le concert des Stone Roses. Epique !

La fin est proche, tout le monde sans doute, et le I Am The Resurrection est sur le point de tomber. La batterie de Reni lance le rythme si caractéristique de ce titre, le public exulte.

Bêtement, on a tout de même un espoir d’avoir un rappel, bien que l’on sache pertinemment que les Stone Roses ont l’habitude de finir avec ce morceau. Mais les premières notes de Redemption Song se font entendre, un des rares titres que les Wailers n’ont pas joué en première partie. L’ambiance est très spéciale (dans le bon sens du terme) tout le monde chante Bob Marley d’un air détendu et heureux. On a vraiment l’impression que tous les gens présents ici sont conscients d’avoir vécu un moment unique attendu depuis des mois, et même des années (16 ans). On commence à quitter Heaton Park tranquillement quand un feu d’artifice se met à éclater dans le ciel de Manchester ! Notre sentiment d’avoir assisté à quelque chose d’unique ne fait que se confirmer. En quittant le parc, alors que la chanson de Bob Marley est terminée, tout le monde continue à chanter des bribes des morceaux et Stone Roses. Ca fuse de partout.
On se dirige vers le point de rendez-vous que nous avait indiqué l’hôtel pour récupérer notre taxi. Il y a du monde partout, évidemment, mais pas de déboires particuliers. Les gens sont chauds, heureux, un peu bourré, tout ce qu’il fallait pour une fin de soirée agréable.

Après 10 minutes de marche tranquille, on arrive à hauteur du pub que l’hôtel nous avait indiqué. Effectivement, on ne peut pas trop se tromper : une file de taxi patiente ; elle semble interminable. Ayant un peu d’avance sur l’horaire du taxi on se pose tranquillement lors ce que deux gars nous abordent en nous posant une question que l’on n’a pas comprise. Leur accent est terrible, mais on finit par comprendre qu’il nous propose des « pills ». Bien qu’ayant décliné cette charmante proposition (on laisse six ces joyeuses sensations aux Happy Mondays), on commence à discuter avec les deux gars qui sont plutôt marrants et sympathiques. L’un d’eux de nous explique qu’il vient d’Irlande, qui a trouvé que les hamburgers étaient chers et dégueulasses et que le son n’était pas ouf. Et puis il nous parle de la France, prends une voix roque pour prononcer « François Hollande » étant persuadé que cela fait plus français.

On voit que l’on est pas les seuls à attendre un taxi : une série de taxi défile doucement devant nous. Ce sont bien des taxis privés et lorsque l’on demande à l’un d’entre eux, il faut bien avoir réservé auparavant. Notre plan semble se dérouler parfaitement… Jusqu’à ce que l’heure tourne et voilà à bientôt 1h et car que nous avons quitté le concert. On essaye d’appeler la centrale de réservation de la compagnie de taxis mais les lignes sont saturées. Lorsque ça décroche, on nous dit pas de problème on vous renvoie un taxi, mais les gars ne savent même pas qui on est ! L’heure tourne sérieusement et on commence à se rapprocher doucement de l’heure de décollage de notre avion. Le plan taxi semble être un tel fiasco que nous tentons malgré tout de récupérer bien des derniers trams en direction du centre de Manchester. Sur le chemin, on demande à des mecs de la sécurité civile si les trams circulent toujours et là il nous rit au nez ! Il nous explique que c’est mort, que les trams ne circulent plus, et que même ceux qui voulaient en prendre il y a une demi-heure ne pouvait pas monter dedans ! Il nous confirme que les taxis privés sont tous réservés et que soit on attend de bonnes heures, soit la meilleure solution est finalement de rentrer à Manchester à pied et qu’il faudra entre 2 et 3 heures ! Là, je vous avoue que qu’on a commencé à beaucoup moins rigoler, voyant l’heure tourner est notre avion décoller sans nous. Un mec de la police nous dit qu’on a peut-être un espoir avec les taxis, il faut faire la queue tranquillement et qu’on a peut-être une chance d’en avoir un. Il est vraiment désolé de cette pitoyable organisation. À la « borne » de taxi, on ne rencontre que des gens qui sont dans la même situation que nous. Désespérés, ils sont accrochés à leur téléphone portable pour tenter de trouver un taxi qui daignera répondre et surtout les prendre. Il est 1h30, le concert est terminé depuis deux heures et demi, ça sent la loose totale. Là, un minibus taxi arrive, et dans un instinct de survie laissant de côté toute notion de politesse, on tente de s’incruster tant bien que mal dans ce bus. Tout le monde autour de ce minibus dit qu’il a réservé, alors nous aussi ! Le chauffeur nous explique qu’il est complet, on raconte je ne sais plus quoi et finalement pour 10 livres chacun il accepte de nous prendre. Le minibus est déjà complet, mais on se tasse et qu’on arrive à monter à 10 malgré les huit places.

Les mecs qui sont dans le taxi avec nous ont évidemment aussi un accent à couper au couteau. On ne comprend pas grand chose, juste des bribes de phrases de mots dont certains nous font un peu flipper. On a l’air de comprendre que les mecs ne vont pas à Manchester, mais à Blackpool ! OK, Blackpool c’est super, c’est un concert mythique des Stone Roses en 89 ou Liam Gallagher était présent dans la salle, mais là on vient de voir les Stone Roses et on veut rentrer dans le centre de Manchester ! Le mec nous confirme qu’il nous déposera bien dans le centre de Manchester, nous voilà rassurés. Apprenant que l’on est français, un des mecs nous raconte que son groupe préféré est français ! On se dit qu’il ne peut pas être fan de Christophe Maé, son groupe fétiche est Justice. Sa coque iPhone est estampillé justice, mais il nous montre fièrement le tatouage sur son bras avec la fameuse croix de Justice.

On arrive dans le centre de Manchester, on se cale dans un pub proche de notre hôtel, on tape la discute avec des gens qui iront au concert demain, on boit des coups, on tchatche une meuf qui avait l’air sympa et qui finalement nous prend pour ses psy ! On finit de picoler tranquillement puis retour rapide à l’hôtel. Une demie heure après on était partis. Arrivée comme des rock star à l’aéroport, check-in, on monte dans l’avion, et là on s’écroule comme des merdes sur nos sièges ! On peut le dire : on a fait Heaton Park !

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