Live Report – Stone Roses à La Cigale le 3 juin 2013

Les légendes du rock indépendant britannique étaient de retour à Paris, 18 ans après leur dernier passage. Récit d’un concert évènement nous offrant à la fois le meilleur et le pire…

Les Stone Roses à Paris… Il faut remonter presque 20 ans en arrière pour retrouver le souvenir d’un de leurs concerts à Paris, alors que le groupe était en pleine séparation. C’était en 1995, à l’Elysée Montmartre.
Depuis, Ian Brown a continué une carrière solo (on l’avait d’ailleurs vu au Trabendo), John Squire s’est exilé aux États-Unis pour continuer sa peinture, Mani a officié au sein de Primal Scream (ou parfois au sein de mauvais projets comme Freebass, ce super groupe raté !). Reni le batteur était finalement le seul dont on avait perdu la trace. Bref, tout ce petit monde finit par se réunir fin 2011 pour annoncer leur reformation ainsi que 3 concerts à Manchester suivis d’une tournée. Record de vente en Angleterre avec les 220 000 billets vendus en 68 minutes ! (soit plus de 3200 billets à la minute !)
Depuis, on est allé les voir à Manchester, ils sont passés par une tripotée de festivals, dont Coachella aux États-Unis où ils étaient tous inconnus du public. Les voilà en France avant deux concerts évènement avant Finsbury Park à Londres ce week-end puis Glasgow avec Primal Scream mi juin. On est loin de l’engouement de Manchester avec ces deux dates parisiennes tout juste sold out. Incroyable, mais les Stone Roses n’intéressent qu’un maigre public d’initiés (et prêts à dépenser presque 50€ !). Peu importe, le plaisir reste intact !

Stoned Love Resurrection

Après une intro avec Stoned Love des Supremes, Fallait-il attendre un autre début que I Wanna Be Adored pour débuter ce concert ? Non, tout comme une set list presque déjà connue d’avance avec la déferlante de tubes, de ces hymnes fondateurs de toute une génération qui a grandi au son de Manchester, avec l’influence que l’on connaît.
L’ambiance est pourtant timide, heureusement que les nombreux anglais imbibés de bière sont là pour dynamiser l’ensemble (et créer de longues attentes au bar !). Le début du concert est très approximatif : batterie presque inaudible, basse brouillonne, Ian Brown chante normalement faux. Le lightshow est lui aussi très approximatif et l’alchimie ne semble pas vraiment prendre. La première partie du concert est calme, même mollassonne malgré l’inattendu Elephant Stone qui fait son retour dans les setlists du groupe ou le classique Ten Storey Lovesong qui réveille malgré tout la salle. Mais tout change réellement à partir de Fools Gold : gros son, guitare impeccable, solos de guitare taillés sur mesure. Ambiance Madchester garantie, tout le monde gigote sur ces sons typiques des Stone Roses. John Squire assure parfaitement ses solos. On sent que le concert est parti, les tubes arrivant au compte-goutte, notamment Waterfall (suivi de Don’t Stop, comme sur l’album, en mode « rewind ». Et lorsqu’ils balancent She Bangs The Drums, on part vraiment dans une autre dimension, et c’est sans doute l’une des meilleures réussites de cette soirée. On entend quelques titres de Second Coming, notamment un Love Spreads au son hyper baggy, John Squire se permettant même quelques riffs de Day Tripper, avant de lâcher 2 tubes en puissance : This Is The One et Made of Stone, déchaînant les foules tel un Heaton Park à Manchester ! On finit avec Breaking Into Heaven puis l’inévitable et tant attendu I Am The Resurrection qui sera littéralement massacré par Ian Brown un demi ton au-dessus de la basse et de la guitare. A 48€ la place, ça fait mal. Heureusement, il laisse souvent le public chanter à sa place dans une ambiance survoltée, se déchaînant sur l’outro instrumentale 100% madchester. On sent qu’il n’y aura pas de rappel, sentiment confirmé dès les premières notes de Redemption Song sur la sono de La Cigale.

On sort à la fois déçus d’un concert avec des temps faible, un son approximatif sur le début, un Ian Brown parfois à côté de la plaque vocalement, mais également ravis d’avoir assisté à un revival d’un groupe qui signifie tant de choses pour tout fan de rock indé anglais. Rendez-vous dès ce soir pour le deuxième concert !

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3 commentaires

  • Assez d’accord dans l’ensemble. Je noterais en plus la pauvre performance de Reni. Il en fout partout mais bouge dans le tempo et n’a pas une frappe franche.
    Un méga +1 aux superbes basses de Mani. Et je dirais que Ian compense sa sous-perf vocal par un très bon esprit (tambourins dans le public, photos, etc…).

  • Oui, avec un public tellement acquis, on pardonne presque tout 😉

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