Ulrika Spacek – English Modern Decoration – Râpeux et parfaitement dissonant

ulrika-spacek-english-modern-decoration

Le rock râpeux et dissonant des anglais d’Ulrika Spacek fait son retour avec un deuxième album moins accessible mais très convaincant. Un groupe qui s’affirme tranquillement comme une référence du genre.

Ulrika Spacek, entre Deerhunter et Sonic Youth

Les anglais livrent déjà un deuxième album, moins d’un an et demi après leur premier opus remarqué. A la croisée des chemins entre Deerhunter (Silvertonic, Full of Men) et Sonic Youth (Ziggy), le groupe régale avec son rock râpeux et dissonant comme on aime. L’album va un peu plus loin dans l’expérience sonore qui en fait indiscutablement l’une des réussites de l’année.

On retrouve l’équilibre noisy teinté de riffs dissonants dont Everything, All The Time est particulièrement révélateur. Le groupe marque aussi un peu d’apaisement avec quelques titres lents (Modern English Decoration). Certains reprocheront une structure très proche entre les morceaux. Certes.

Je trouve que ça crée plutôt une unité qui va parfois plus loin dans l’expérimentation sonore. A l’écoute de l’album dans son intégralité à plusieurs reprises, on prend justement le temps de se plonger dans ces détails sonores qui font de Ulrika Spacek un groupe si caractéristique. Dead Museum en est un bon exemple, tirant le son et la distorsion en longueur. English Modern Decoration est en effet moins accessible que son prédécesseur, n’a pas l’accroche que peut provoquer un Strawberry Glue sur le premier album. Il existe presque un malaise sonore provoqué par les dissonances noisy  (Victorian Acid) que les plus aventureux iront chercher.


Et pourtant, comment ne pas se laisser embarquer par la fluidité d’un Protestant Work Slum, de loin beaucoup plus captivant que de nombreux albums qui sortent en ce moment. Assurément l’un des albums de l’année.

Pour suivre les news de rock indé, suivez Merseyside sur les réseaux sociaux :

     Instagram-Icon

Soyez sympa, partagez !
Concerts Deerhunter
 
Deerhunter à Besançon - 30 mai 2018
 
Deerhunter à Bordeaux - 4 juin 2018
Disponible
Deerhunter à Nantes - 5 juin 2018
 
Deerhunter à Lille - 6 juin 2018

Articles similaires

Live Report : The Charlatans à la Maroquinerie (Paris) le 16 février 2018 Les Charlatans présentaient hier aux parisiens leur nouvel album sorti au printemps dernier, Different Days. Album d'un très bon cru, joué en masse hi...
A gagner : 2×1 places pour Django Django à l’Aéronef (Lille) le 19/03/2018 Des anglais qui ont commencé à bricoler dans leur garage. Classique. Mais en est sorti un son assez différent, teinté de multiples influences aux stru...
A gagner : 2×1 places pour Baxter Dury à l’Aéronef (Lille) le 6/03/2018 Baxter Dury s'est fait connaître sur le tard, mais est devenue une figure incontournable du dandy british. Merseyside et l'Aéronef vous offrent 2 plac...
The Limiñanas – Shadow People – Velvet, Gainsbourg et New Order Les Limiñanas ne sont pas le dernier groupe brésilien à la mode. Ils sont français, de Perpignan exactement, et en activité depuis les années 80 (sous...
Hello, my name is Marianne : la nouvelle bière de chez Brewdog pour la France La brasserie écossaise Brewdog a sorti en fin d'année 9 nouvelles bières dédiées à un pays européen différent. Pour la France, la bière s'appelle "Mar...

Comments

comments

2 commentaires

  • Ayant raté la sortie de leur premier album, j’a commandé les deux ensemble et j’aovue que pour le moment, j’ai plus apprécié le premier.
    A la lecture de l’article, je me dis qu’il va falloir que j’écoute le second plus attentivement.

    Mais c’est effectivement un groupe à suivre.

  • Je pense que je préfère le premier aussiµ. Mais les deux sont vraiment complémentaires et forment presque un tout. Le groupe les décrit d’ailleurs comme frère et sœur.

Ajouter un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *