The Hot Rats est le projet parallèle de Danny Goffey et Gaz Coombes, respectivement batteur et guitariste de Supergrass. Pour fêter la sortie de l’album, le groupe organise un concours et invite les fans à composer son propre album de reprises. Facile et sympa.
The Hot Rats, florilège de tubes rock
Avec ce groupe, les compères de Supergrass se donnent au jeu des reprises. Avec Nigel Godrich à la production, Gaz et Danny se sont fait plaisir en reprenant des titres de leurs groupes fétiches : Beatles, Kinks, Velvet Underground voire même les Beastie Boys, les Hot Rats nous offrent un florilège de tubes survitaminés :
I Can’t Stand It (The Velvet Underground)
Big Sky (The Kinks)
Crystal Ship (The Doors)
(You Gotta) Fight For Your Right (To Party!) (Beastie Boys)
Damaged Goods (Gang of Four)
Love Is The Drug (Roxy Music)
Bike (Pink Floyd)
Pump it Up (Elvis Costello)
The Lovecats (The Cure)
Queen Bitch (David Bowie)
EMI (Sex Pistols)
Up The Junction (Squeeze)
Concours Hot Rats
Après Pavement, the Hot Rats propose un concours facile et sympa. C’est facile : prenez onze morceaux que vous aimeriez interpréter si vous faisiez votre propre album de reprises. Publiez-les sur une liste Spotify ou Youtube et envoyez votre lien sur le site du groupe. Le gagnant, c’est à dire celui qui a sélectionné la meilleure playlist selon les Hot Rats, se verra offrir l’album des Hot Rats dédicacé et sa liste publiée sur le site. Rapide et marrant, la patte Supergrass quoi !
Pour participer, cliquez sur l’image ci-dessous :
The Hot Rats passeront en concert à Paris le 9 février au Point Ephémère.
Nostalgiques de britpop, ramenez votre fraise ! Music Is Not Fun est un groupe lyonnais beaucoup plus fun que son patronyme ne pourrait le laisser croire. Ces trublions de froggies nous paient un aller simple à Londres pour revivre le meilleur de la britpop des 90’s. Un British Rendez-vous sans complexe !
Un pied dans l’Eurostar
Tombé par hasard sur cet album dans un magasin de disques, c’est avant tout la pochette qui a attiré mon attention : un drapeau anglais et français, un logo qui fait étrangement penser à celui de The Who, le tout avec un beau sticker estampillé Rock & Folk clamant « un son très britpop ». Le dos de la pochette me conforte dans l’idée que j’ai mis un pied dans l’Eurostar en touchant ce disque : quatre gars aux cheveux ébouriffés exhibant fièrement des emblèmes de la perfide Albion. Allez zou, je l’achète et rentre chez moi avec l’excitation d’un gosse de 15 ans qui vient d’acheter un album de Supergrass et qui attend de savoir le son vitaminé qu’il va trouver dedans !
Des symboles à gogo
Le livret ne déçoit pas avec un patchwork 100% british (parsemé de camembert, Tour Eiffel et autres grenouilles !) : les frères Gallagher, Mr. Bean, les Beatles, Tony Blair, le Tower Bridge, Wimbledon, Eric Cantona, la sauce HP… Le ton est donné !
C’est bien beau tout ça, mais musicalement, ça donne quoi ? Pas de surprise, les compositions vont puiser dans les racines du rock british, parfois proche de l’excellent Modern Life Is Rubbish de Blur (Do You Love My Shoes) pour ensuite flirter avec les Libertines (London) voire même avec Pete Doherty (Spleen Sailor) sans négliger l’accent cockney, frappant sur HP (Please !).
Les textes sont tout aussi rock’n'roll : ça parle de Essex Girls, de « stuck in the sound » (une référence à nos amis du même nom ?), de Camden, de teenage love, Bank of England, britpop party, Top of The Pops, Jarvis Cocker… un joyeux fouillis de références qui confirment définitivement que ces quatre garçons dans le vent ne sont pas nés du bon côté de la Manche !