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Le leader des défunts Stone Roses se produisait hier soir à Paris au Trabendo dans le cadre de sa tournée de promotion de son décevant dernier album, My Way.

Vous êtes sur Merseyside.fr, sachez que c’est la chanson Mersey Paradise des Stone Roses qui en est à l’origine ! On ne pouvait donc pas rater ce concert. Lorsque l’on va voir Ian Brown en live, on s’attend à tout sauf à une bonne performance vocale. Ça ne date pas d’hier, déjà du temps des Stone Roses le « monkey » ne misait pas sur la justesse de son chant et assurait des concerts dynamiques par une présence scénique mêlée à une arrogance qui a largement inspiré Liam Gallagher.

Madchester

Justement, retraçons brièvement le parcours de Ian Brown. Il forme les Stone Roses au milieu des années 80 avec son ami d’enfance et excellent guitariste John Squire, le bassiste « Mani » (aujourd’hui avec le gang de Bobbie Gillespie, Primal Scream) et Alan Wren, le batteur au bob. Leur premier album éponyme sorti en 1989 est une référence absolue du rock britannique avec des classiques du genre comme Made of Stone ou I am the Resurrection. Cet album est une référence de la vague « Madchester », ce mouvement musical lancé quelques années plus tôt par des groupes de Manchester mélangeant le rock et la house et qui carburent à l’ecstasy et autres diverses substances illicites. Les Happy Mondays en sont le fer de lance et ne s’en cachent d’ailleurs pas avec leur album au titre évocateur Pills, Thrills and Bellyaches ( »Pilules, frissons et maux de ventre »). Quoi qu’il en soit, les Stone Roses vont laisser une empreinte indélébile. En 1989, ils donnent un concert à Blackpool qui fait figure de référence dans l’histoire du groupe, mais qui marquera aussi le déclic dans la tête Liam Gallagher qui décidera de monter un groupe. On connaît la suite !

Bref, les Stone Roses sortent en 1994 un deuxième album sobrement intitulé Second Coming qui sera à l’époque assez critiqué pour son côté improvisé et ses morceaux en dehors des 3 minutes standards pour la radio. Pour Merseyside, que nenni, l’album est d’excellente facture avec des perles comme Ten Storey lovesong, Daybreak ou encore Tightrope (premier morceau que nous ayons d’ailleurs enregistré !).

Ian Brown, I am The Resurrection

Puis les Stone Roses se séparent et Ian Brown continue en solo sur des voies encore plus électro-baggy. Son premier album Unfinished Monkey Business est plutôt bon avec certaines tueries comme Can’t See Me, un titre aux rythmes franchement baggy qui appellent le déhanchement, bref, ça envoie la sauce comme on dit. La suite est mitigée : des albums en demi teinte malgré certains morceaux devenus aujourd’hui incontournables dans sa discographie comme F.E.A.R, Time Is My Everything, ou le très oasis Keep What Ya Got. My Way, le dernier opus, vire presque vers le hip-hop et le R’n'B, et à part quelques rares morceaux, n’est pas celui qu’on retiendra en 2009 (c’est certes très subjectif).

Le concert du Trabendo a cependant été plutôt réussi, avec une setlist variée allant piocher dans plusieurs albums. A la surprise générale, Ian Brown chante étonnament juste sur les premiers morceaux, mais sa réputation le rattrapera dès le troisième morceau et sur pas mal de titres joués hier soir, tout comme celle de presque manger son micro ! Le lad est en forme malgré un visage creusé (par la drogue ?), assez communicatif et arrive à mettre de l’ambiance sur un public chaud et demandeur. Justement, à propos de demande, le groupe vient d’écouler un quinzaine de morceaux, quitte la scène et revient pour un rappel où Ian Brown demande « Do you have any request? ». La salle se transforme en véritable braderie stone rosienne : « Elephant Stone« , « Made of Stone », « I Wanna be adore »… Chacun tente sa chance de voir son morceau fétiche joué en direct. Ce sera finalement le très groovy Fool’s Gold qui sera retenu. Grosse ambiance, forcément, mais il faudra s’en contenter. Rien d’autre des Stone Roses à se mettre sous la dent pour ce soir. Ian Brown cherche à se démarquer de son passé et assurer sur ses compositions en solo. Dommage pour ceux qui casquent 25 euros pour entendre les gloires d’antan. Pour ça, il vaudra mieux miser les Gallagher en solo !

A défaut de vidéo de bonne qualité du concert d’hier, voici une version de Fool’s Gold au concert du 13 janvier à Bruxelles, avec les groupies sur scène !

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Alors que le blog Merseyside venait à peine de voir le jour, le groupe phare de la pop britannique Blur faisait son retour sur scène cet été pour quelques concerts très prisés… et bien calculés. Aujourd’hui, c’est la bande annonce d’un prochain film à sortir en janvier qui refait surface : No Distance Left To Run.

blur-hyde-park-2009Bizarre de ne pas avoir encore parlé de Blur sur ce blog, c’est désormais corrigé ! Contrairement à tous les « vieux » groupes qui remontent sur scène, Blur ne semble pas vouloir jouer au jeu de la reformation plus longtemps que le temps d’une tournée. Damon Albarn est suffisamment occupé par la prochaine sortie du nouvel album de Gorillaz (Plastic Beach), Graham Coxon s’amuse en première partie Pete Doherty, Alex James flirte avec Bernard Sumner de New Order Bad Lieutenant et Dave Rowntree est déjà bien chargé avec ses activités au sein du Labour. Ca n’empêche pas le quatuor de Colchester de garder le sens du business avec un album live issu du concert donné à Hyde Park, sobrement intitulé All the People… live at Hyde Park prévu dans les bacs français le 4 décembre prochain.

Parce que le business passe aussi par la vidéo, les tournées estivales de notre combo favori donnent naissance à un film qui sortira sur les écrans britanniques le 19 janvier 2010 sous le nom de code No Distance Left To Run. Ce documentaire retrace les premières répétitions de la reformation du groupe jusqu’aux concerts de cet été. Frustant pour nous autres, pauvres froggies qui ne bénéficierons pas de cette projection. On parie que le DVD arrive peu après ?

Allez, un petit trailer d’excellente qualité pour se consoler. De toute façon, on se dit qu’il vaut mieux encore miser sur Blur que sur les défunts Oasis

Mise à jour (28/12/09) : le film, initialement prévu uniquement dans les salles britanniques, sortira finalement en France dans 10 salles. Enfin… quand on voit les salles, c’est un peu comme s’il ne sortait qu’en Grande-Bretagne finalement… :

MEGA AMC Torcy
MEGA CGR Brignais
MEGA CGR Bruay La Buissiere
MEGA CGR Cherbourg
MEGA CGR Epinay Sur Seine
MEGA CGR Evry
MEGA CGR La Meziere
MEGA CGR Lanester
MEGA CGR Mantes La Jolie
MEGA CGR Villenave D’Ornon

Toutes les infos de la diffusion sur ce lien.

Nostalgiques de britpop, ramenez votre fraise ! Music Is Not Fun est un groupe lyonnais beaucoup plus fun que son patronyme ne pourrait le laisser croire. Ces trublions de froggies nous paient un aller simple à Londres pour revivre le meilleur de la britpop des 90’s.  Un British Rendez-vous sans complexe !

Un pied dans l’Eurostar

Tombé par hasard sur cet album dans un magasin de disques, c’est avant tout la pochette qui a attiré mon attention : un drapeau anglais et français, un logo qui fait étrangement penser à celui de The Who, le tout avec un beau sticker estampillé Rock & Folk clamant « un son très britpop ». Le dos de la pochette me conforte dans l’idée que j’ai mis un pied dans l’Eurostar en touchant ce disque : quatre gars aux cheveux ébouriffés exhibant fièrement des emblèmes de la perfide Albion. Allez zou, je l’achète et rentre chez moi avec l’excitation d’un gosse de 15 ans qui vient d’acheter un album de Supergrass et qui attend de savoir le son vitaminé qu’il va trouver dedans !

Des symboles à gogo

Le livret ne déçoit pas avec un patchwork 100% british (parsemé de camembert, Tour Eiffel et autres grenouilles !) : les frères Gallagher, Mr. Bean, les Beatles, Tony Blair, le Tower Bridge, Wimbledon, Eric Cantona, la sauce HP… Le ton est donné !
C’est bien beau tout ça, mais musicalement, ça donne quoi ? Pas de surprise, les compositions vont puiser dans les racines du rock british, parfois proche de l’excellent Modern Life Is Rubbish de Blur (Do You Love My Shoes) pour ensuite flirter avec les Libertines (London) voire même avec  Pete Doherty (Spleen Sailor) sans négliger l’accent cockney, frappant sur HP (Please !).
Les textes sont tout aussi rock’n'roll : ça parle de Essex Girls, de « stuck in the sound » (une référence à nos amis du même nom ?), de Camden, de teenage love, Bank of England, britpop party, Top of The Pops, Jarvis Cocker… un joyeux fouillis de références qui confirment définitivement que ces quatre garçons dans le vent ne sont pas nés du bon côté de la Manche !

Les lecteurs de Merseyside.fr doivent le savoir : on aime Astings ! Ce jeune groupe français chante en anglais des chansons dignes du meilleur de la britpop des années 60 avec une énergie ravageuse. Revue de leur concert du 10 octobre à L’International à l’occasion de la première Peanuts Party.

Début en fanfare sur le premier single de l’album : Too Many Monkeys ! Un rock efficace aux riffs bien aiguisés, un titre imparable en live. Le public est chaud, et le groupe enchaîne les tubes jusqu’à l’excellente reprise de The Contours Do You Love Me à l’énergie débordante. Le ton est donné ! Après un excellent There & There, Astings enchaîne sur un de ses meilleurs titres en live, Same Old Story et son improvisation supersonique qui cherche à repousser les murs de cette petite salle.

Puis le groupe s’éclipse pour laisser Pierre (guitare) et Moe (chant) seuls en scène pour une excellente version acoustique de Sad Song, une Face B d’Oasis. (A voir sur la page Facebook du groupe). On retiendra par la suite leur excellente prestation de I am The Man, un titre que l’on attend avec impatience en studio mais qui prend déjà une dimension très rock’n'roll en live avant de terminer sur un 7th Sky enflammé !

Un excellent concert qui manquait malheureusement d’envergure en raison de l’étroitesse de la scène. A surveiller de près pour les prochains concerts…

Setlist – Astings, 10/10/09 à L’International

  • Too Many Monkeys
  • Eliane
  • Oh Denise
  • Do you love Me? (The contours cover)
  • There & There
  • Same Old Story
  • Sad Song (Oasis Cover)
  • In my Odyssey
  • Confessions of a Ladykiller
  • Foolin’ Away
  • Runaway
  • I am the Man
  • Wildlove
  • Welcome to the 7th Sky

Crédit photos : Yann Lecanu,  http://www.myspace.com/faceafaces

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Astings est un groupe français dont l’héritage est à chercher du côté des Kinks, des Beatles, de la puissance flower power sans pour autant renier Oasis. Un son radicalement britannique du meilleur goût à découvrir samedi 10 octobre à Paris.

Voilà un moment que l’on voulait vous parler de l’excellent album d’Astings « The Return of The Swinging Monkeys » sorti en février 2009. Mais voilà, le temps passe, et Astings revient sur scène pour nous faire tortiller sur ses rythmes 60’s histoire de mieux préparer l’automne ! Ce quintet havrais sort son premier EP en 2004, le bien nommé Where all begins suivi par un deuxième (Astings), mais c’est suite à leur signature sur le label Z Factory Records qu’ils sortiront leur premier album, véritable bijou pop aux compositions d’excellente facture.

Nous avions eu l’occasion de les voir pour la première fois en live pour la sortie de l’album où Astings nous avait livré un très bon concert débordant d’énergie avec un son puissant ! Heureusement, nos amies les Peanuts étaient là pour immortaliser le moment, livrant sur leur blog quelques morceaux pris sur le vif. Ces Peanuts organisent une soirée samedi 10 octobre avec en prime un concert gratuit  de Louis de Lights et… Astings ! Faites passer le mot, c’est cool, gratuit et samedi soir !

Pour vous inscrire au concert sur Facebook, cliquez sur le bandeau ci-dessous :



Astings sur le web

astings-peanuts-party

Svengali est une nouvelle série anglaise sur le rock dont les acteurs sont des membres de groupes actuels qui jouent leur propre rôle ! Cette série diffusée uniquement sur Internet dépeint l’univers impitoyable du rock où un jeune gallois tente le tout pour le tout décrocher un contrat pour son groupe et intégrer le milieu ! Réaliste, très anglais, et surtout rock’n'roll.

jonathan-owen-svengali-rockDixie est manager d’un groupe appelé « Premature Congratulations » qu’il décrit comme « les Happy Mondays du 20ème siècle ». Pas de bol, on est au 21ème siècle, et ce jeune passionné qui connaît le rock sur le bout des doigts va tout faire pour rentrer dans ce milieu si convoité.
Il harcèle Horsey, qui travaille chez Jawbone Music, une maison de disques fictive, pour lui faire écouter une démo de son groupe, jusqu’au jour où ce dernier va perdre son iPhone qui tombera dans les mains de… Dixie ! Le gallois au T-shirt des Stone Roses se retrouve alors avec les coordonnées de toutes ses idoles, un coup de chance qui le mènera jusqu’à Alan McGee !

Pour être franc, on adore l’idée, mais on n’a pas été réellement séduits. Pas forcément très crédible et un peu téléphoné, le scénario a l’air un peu léger. Je ne vous cache pas qu’on a sûrement raté des traits d’humour et de compréhension de certains détails tant l’accent gallois de Jonathan Owen est parfois difficile à décrypter ! (Même des anglais demandent des sous-titres sur MySpace)

Pete Doherty et Noel Gallagher dans Svengali ?

Mais voyons le point positif : ce nouveau projet exploite pleinement les possibilités offertes par le net. Rappelons au passage que les Arctic Monkeys sont nés grâce à Internet ! Initié par Jonathan Owen de façon privée avec ses potes, l’idée d’en faire quelque chose de construit et d’écrit diffusé gratuitement sur le web a finalement abouti. (Lire l’interview complète de Jonathan Owen).

Pour rendre le projet plus alléchant, les vrais protagonistes de groupes actuels viennent également jouer dans certains épisodes. Alan McGee joue son propre rôle, et on retrouve aussi Carl Barât (The Libertines, Dirty Pretty Things) ou encore Paul Arthurs (le bon vieux « Bonehead » d’Oasis jusque 1999). Le bruit circule que Pete Doherty et Noel Gallagher (à la retraite d’Oasis désormais) seraient pressentis pour participer à la série. Pas trop dur pour eux, on leur demande simplement d’être cool et de jouer leur propre rôle.

Svengali sur le web

Digne d’un projet du 21ème siècle, suivez Svengali sur les différents réseaux du web et retrouvez les premiers épisodes sur le web :

Noel Gallagher revient sur le coup de théâtre qui s’est produit hier à Rock en Seine et explique son départ d’Oasis. Le manque de soutien et de compréhension de la part du management du groupe et de ses compères l’ont conduit vers sa décision. Explications, excuses et remerciements.

Dearly beloved, it is with a heavy heart and a sad face that I say this to you this morning.

As of last Friday the 28th August, I have been forced to leave the Manchester rock’n'roll pop group Oasis.

The details are not important and of too great a number to list. But I feel you have the right to know that the level of verbal and violent intimidation towards me, my family, friends and comrades has become intolerable. And the lack of support and understanding from my management and band mates has left me with no other option than to get me cape and seek pastures new.

I would like firstly to offer my apologies to them kids in Paris who’d paid money and waited all day to see us only to be let down AGAIN by the band. Apologies are probably not enough, I know, but I’m afraid it’s all I’ve got.

While I’m on the subject, I’d like to say to the good people of V Festival that experienced the same thing. Again, I can only apologise – although I don’t know why, it was nothing to do with me. I was match fit and ready to be brilliant. Alas, other people in the group weren’t up to it.

In closing I would like to thank all the Oasis fans, all over the world. The last 18 years have been truly, truly amazing (and I hate that word, but today is the one time I’ll deem it appropriate). A dream come true. I take with me glorious memories.

Now, if you’ll excuse me I have a family and a football team to indulge.

I’ll see you somewhere down the road. It’s been a fuckin’ pleasure.

Thanks very much.

Goodbye.

NG.

oasis-liam-noel-gallagher-smokingLa nouvelle est tombée hier en plein festival Rock en Seine et a fait le tour de la planète rock en quelques minutes : Noel Gallagher quitte Oasis et annonce la séparation du groupe ! Coup de massue pour les festivaliers, les fans et le monde du rock : l’icône de toute une génération vole en éclats.

Une fin rock’n'roll

Alors que 2008 marquait le retour d’Oasis avec un bon cru (Dig Out Your Soul), la tournée qui suivit s’est révélée catastrophique pour le groupe. Connus pour leurs différends légendaires à l’origine de nombreuses annulations, les frères Gallagher ont frappé très fort hier (c’est le cas de le dire !) lors d’une énième altercation quelques minutes avant de monter sur scène. Au bord des nerfs, Noel décide de mettre définitivement fin au groupe. Cette fois c’est officiel, à tel point qu’il publie dans la foulée un communiqué officiel sur le site du groupe :  « C’est avec beaucoup de tristesse mais aussi un grand soulagement que je vous annonce que je quitte le groupe Oasis… Les gens écriront et diront ce qu’ils veulent, je ne peux simplement plus continuer à travailler avec Liam un jour de plus. Toutes mes excuses à tous ceux qui ont acheté des billets pour les concerts de Paris, Constance et Milan.” Cette publication fait suite à l’annonce des organisateurs aux festivaliers. Ambiance :

Cette fin précipitée n’est pourtant qu’une demie surprise : les frères Gallagher ne se parlaient plus depuis plusieurs mois, si ce n’est sur le Twitter de Liam pour s’insulter, ils ne se voyaient que sur scène et l’ambiance au sein du groupe semblait électrique. Ce départ qui résonne comme un coup de canon semble bel et bien définitif, même si ce n’est pas la première fois que ce genre d’événement se produit : « Noel a quitté des tournées par le passé, Liam ne s’est pas présenté à des concerts et ils ont continué. Mais, vu la manière dont Noel l’a présenté sur le site d’Oasis, on a l’impression que ça a l’air définitif. » s’inquiète Hamish McBain, journaliste au NME. Alan McGee (boss du label Creation Records qui signa Oasis), bien que sous le choc, est plus rassurant : « Je ne serais pas surpris de les voir revenir dans cinq ans avec une tournée des stades, mais il va y avoir une longue pause« . (Lire l’intégralité de l’interview).

Quel avenir pour les membres du groupe ?

Noel Gallagher : à vrai dire, on  ne s’inquiète pas trop pour Noel sans qui Oasis n’aurait jamais explosé. Avant son intégration au sein du groupe (il était alors roadie des Inspiral Carpets), son trublion de frère était à la tête d’un groupe nommé The Rain, composé des premiers membres qui formeront Oasis. Dès l’arrivée de Noel, le groupe qui peinait à se trouver un bon songwriter, se renomme Oasis et prend un nouveau départ. On connaît la suite : signature chez Creation records, le label d’Alan McGee, sortie de Definitely Maybe en 1994, succès croissant dans les années à suivre avec des tournées dans des stades entiers. Oasis est définitivement le groupe culte de toute une génération, mais cette fois, Noel leaves forever…

Liam Gallagher : connu pour son caractère instable et son ego démesuré, Liam cultive le goût de la provocation. Largement moins créatif que son frère, il a cependant signé de jolis titres d’Oasis, comme le single « I’m Outta Time » où le fantôme de John Lennon semble rôder en maître. Difficile cependant de l’imaginer au sein d’une autre formation. Ses quelques collaborations ont toutefois été plutôt réussies notamment :

  • la reprise de The Jam, Carnation, aux côtés de Paul Weller et Steve Cradock (leader d’Ocean Colour Scene et guitariste du groupe de Weller)

  • Scorpio Rising avec Death In Vegas

  • Son coup de pouce à un Richard Ashcroft un peu perdu pendant un concert de The Verve

Autre option pour Liam : s’investir un peu plus dans Pretty Green, sa ligne de vêtements !

Andy Bell : bassiste d’Oasis depuis 1999, Andy Bell est un pilier du rock anglais qui semblait se lasser des accrocs entre les frères Gallagher (lire l’interview sur Live4ever). A l’origine de l’excellent groupe Ride aux côtés de Mark Gardener, Andy Bell a par la suite tenté l’aventure avec Hurricane#1, un des nombreux groupes brit pop signés chez Creation où le plagiat d’Oasis n’était jamais loin. Il alla même jusqu’à déclarer « Hurricane #1 n’est pas uniquement influencé par Oasis, c’est aussi inspiré d’Oasis« . Guitariste lors d’une tournée au sein de Gay Dad, Andy Bell se fait finalement appeler pour rejoindre Oasis. Il est par ailleurs un producteur actif au cerveau bouillonnant d’idées portées par ses talents de multi-instrumentiste. On ne l’imagine cependant pas couler des jours paisibles auprès de son ex-femme Idha, très agréable songwriteur suédoise. Soyons rassurés, Andy Bell pourra encore résonner…

Gem Archer : guitariste de talent, il a trouvé un nouveau souffle avec Oasis. Il opérait auparavant au sein de Heavy Stereo, groupe lui aussi signé chez Creation qui n’a cependant jamais décollé, bien qu’ayant fait les premières parties d’Oasis et Paul Weller. Lorsque Noel Gallagher le contacte pour rejoindre Oasis en 1999, Gem lui demande :« Qu’en dit Liam ? » Et Noel de répondre : « C’est mon putain de groupe, je prends qui je veux ! » Proche de Paul Weller et de Noel, on le voit bien rester aux côtés de ce dernier dans un nouveau projet.