Revue de concert : Ian Brown au Trabendo
janvier 14, 2010 • Biographie, Blog, Concert, Rock UK • Comments
Le leader des défunts Stone Roses se produisait hier soir à Paris au Trabendo dans le cadre de sa tournée de promotion de son décevant dernier album, My Way.
Vous êtes sur Merseyside.fr, sachez que c’est la chanson Mersey Paradise des Stone Roses qui en est à l’origine ! On ne pouvait donc pas rater ce concert. Lorsque l’on va voir Ian Brown en live, on s’attend à tout sauf à une bonne performance vocale. Ça ne date pas d’hier, déjà du temps des Stone Roses le « monkey » ne misait pas sur la justesse de son chant et assurait des concerts dynamiques par une présence scénique mêlée à une arrogance qui a largement inspiré Liam Gallagher.
Madchester
Justement, retraçons brièvement le parcours de Ian Brown. Il forme les Stone Roses au milieu des années 80 avec son ami d’enfance et excellent guitariste John Squire, le bassiste « Mani » (aujourd’hui avec le gang de Bobbie Gillespie, Primal Scream) et Alan Wren, le batteur au bob. Leur premier album éponyme sorti en 1989 est une référence absolue du rock britannique avec des classiques du genre comme Made of Stone ou I am the Resurrection. Cet album est une référence de la vague « Madchester », ce mouvement musical lancé quelques années plus tôt par des groupes de Manchester mélangeant le rock et la house et qui carburent à l’ecstasy et autres diverses substances illicites. Les Happy Mondays en sont le fer de lance et ne s’en cachent d’ailleurs pas avec leur album au titre évocateur Pills, Thrills and Bellyaches ( »Pilules, frissons et maux de ventre »). Quoi qu’il en soit, les Stone Roses vont laisser une empreinte indélébile. En 1989, ils donnent un concert à Blackpool qui fait figure de référence dans l’histoire du groupe, mais qui marquera aussi le déclic dans la tête Liam Gallagher qui décidera de monter un groupe. On connaît la suite !
Bref, les Stone Roses sortent en 1994 un deuxième album sobrement intitulé Second Coming qui sera à l’époque assez critiqué pour son côté improvisé et ses morceaux en dehors des 3 minutes standards pour la radio. Pour Merseyside, que nenni, l’album est d’excellente facture avec des perles comme Ten Storey lovesong, Daybreak ou encore Tightrope (premier morceau que nous ayons d’ailleurs enregistré !).
Ian Brown, I am The Resurrection
Puis les Stone Roses se séparent et Ian Brown continue en solo sur des voies encore plus électro-baggy. Son premier album Unfinished Monkey Business est plutôt bon avec certaines tueries comme Can’t See Me, un titre aux rythmes franchement baggy qui appellent le déhanchement, bref, ça envoie la sauce comme on dit. La suite est mitigée : des albums en demi teinte malgré certains morceaux devenus aujourd’hui incontournables dans sa discographie comme F.E.A.R, Time Is My Everything, ou le très oasis Keep What Ya Got. My Way, le dernier opus, vire presque vers le hip-hop et le R’n'B, et à part quelques rares morceaux, n’est pas celui qu’on retiendra en 2009 (c’est certes très subjectif).
Le concert du Trabendo a cependant été plutôt réussi, avec une setlist variée allant piocher dans plusieurs albums. A la surprise générale, Ian Brown chante étonnament juste sur les premiers morceaux, mais sa réputation le rattrapera dès le troisième morceau et sur pas mal de titres joués hier soir, tout comme celle de presque manger son micro ! Le lad est en forme malgré un visage creusé (par la drogue ?), assez communicatif et arrive à mettre de l’ambiance sur un public chaud et demandeur. Justement, à propos de demande, le groupe vient d’écouler un quinzaine de morceaux, quitte la scène et revient pour un rappel où Ian Brown demande « Do you have any request? ». La salle se transforme en véritable braderie stone rosienne : « Elephant Stone« , « Made of Stone », « I Wanna be adore »… Chacun tente sa chance de voir son morceau fétiche joué en direct. Ce sera finalement le très groovy Fool’s Gold qui sera retenu. Grosse ambiance, forcément, mais il faudra s’en contenter. Rien d’autre des Stone Roses à se mettre sous la dent pour ce soir. Ian Brown cherche à se démarquer de son passé et assurer sur ses compositions en solo. Dommage pour ceux qui casquent 25 euros pour entendre les gloires d’antan. Pour ça, il vaudra mieux miser les Gallagher en solo !
A défaut de vidéo de bonne qualité du concert d’hier, voici une version de Fool’s Gold au concert du 13 janvier à Bruxelles, avec les groupies sur scène !
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Voilà un moment que l’on voulait vous parler de l’excellent album d’Astings « The Return of The Swinging Monkeys » sorti en février 2009. Mais voilà, le temps passe, et Astings revient sur scène pour nous faire tortiller sur ses rythmes 60’s histoire de mieux préparer l’automne ! Ce quintet havrais sort son premier EP en 2004, le bien nommé Where all begins suivi par un deuxième (Astings), mais c’est suite à leur signature sur le label 

Svengali est une nouvelle série anglaise sur le rock dont les acteurs sont des membres de groupes actuels qui jouent leur propre rôle ! Cette série diffusée uniquement sur Internet dépeint l’univers impitoyable du rock où un jeune gallois tente le tout pour le tout décrocher un contrat pour son groupe et intégrer le milieu ! Réaliste, très anglais, et surtout rock’n'roll.
Dixie est manager d’un groupe appelé « Premature Congratulations » qu’il décrit comme « les Happy Mondays du 20ème siècle ». Pas de bol, on est au 21ème siècle, et ce jeune passionné qui connaît le rock sur le bout des doigts va tout faire pour rentrer dans ce milieu si convoité.
Dearly beloved, it is with a heavy heart and a sad face that I say this to you this morning.
La nouvelle est tombée hier en plein festival Rock en Seine et a fait le tour de la planète rock en quelques minutes : Noel Gallagher quitte Oasis et annonce la séparation du groupe ! Coup de massue pour les festivaliers, les fans et le monde du rock : l’icône de toute une génération vole en éclats.
Cette fin précipitée n’est pourtant qu’une demie surprise : les frères Gallagher ne se parlaient plus depuis plusieurs mois, si ce n’est sur le Twitter de Liam pour s’insulter, ils ne se voyaient que sur scène et l’ambiance au sein du groupe semblait électrique. Ce départ qui résonne comme un coup de canon semble bel et bien définitif, même si ce n’est pas la première fois que ce genre d’événement se produit : « Noel a quitté des tournées par le passé, Liam ne s’est pas présenté à des concerts et ils ont continué. Mais, vu la manière dont Noel l’a présenté sur le site d’Oasis, on a l’impression que ça a l’air définitif. » s’inquiète Hamish McBain, journaliste au NME. Alan McGee (boss du label Creation Records qui signa Oasis), bien que sous le choc, est plus rassurant : « Je ne serais pas surpris de les voir revenir dans cinq ans avec une tournée des stades, mais il va y avoir une longue pause« . (

