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Posts Tagged ‘ Liam Gallagher ’

Time flies… le temps passe, et voilà bientôt un an que les frères Gallagher se sont pris le bec à Rock en Seine, synonyme de la fin d’Oasis. Qu’à cela ne tienne, ils trouvent toujours le moyen de remplir leurs poches avec une dernière compilation.

Cette compilation regroupe 26 titres qui ont marqué l’histoire du groupe, de Supersonic à Falling Down le bien nommé dernier single ! Prévue pour le 14 juin 2010, voilà ce qui vous attend sur cette compilation :

Un site dédié est d’ailleurs en ligne, bien que pas vraiment fourni pour le moment : http://www.oasistimeflies.co.uk

Pour ceux qui sont sur Facebook, vous pouvez aussi jouer au concours/blind test sur http://apps.facebook.com/oasistimeflies

Projets parallèles

Notons que pendant ce temps, Liam continue son bonhomme de chemin avec les anciens membres d’Oasis pour la formation d’un nouveau groupe : Beady Eye. Le groupe a lancé son Twitter (http://twitter.com/Beady_Eye) et enregistre actuellement avec Steve Lillywhite, producteur ayant fait sa renommée auprès d’ennemis de Liam (U2) mais également connu pour son travail sur le très bel album de Morrissey « Vauxhall & I« .

Et comme Liam doit trouver le temps long, il a aussi eu l’idée de monter une boîte de production  (In1Productions) et de produire un film sur… les Beatles ! L’info officielle figure d’ailleurs sur le site de sa ligne de vêtement, Pretty Green.

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Le leader des défunts Stone Roses se produisait hier soir à Paris au Trabendo dans le cadre de sa tournée de promotion de son décevant dernier album, My Way.

Vous êtes sur Merseyside.fr, sachez que c’est la chanson Mersey Paradise des Stone Roses qui en est à l’origine ! On ne pouvait donc pas rater ce concert. Lorsque l’on va voir Ian Brown en live, on s’attend à tout sauf à une bonne performance vocale. Ça ne date pas d’hier, déjà du temps des Stone Roses le « monkey » ne misait pas sur la justesse de son chant et assurait des concerts dynamiques par une présence scénique mêlée à une arrogance qui a largement inspiré Liam Gallagher.

Madchester

Justement, retraçons brièvement le parcours de Ian Brown. Il forme les Stone Roses au milieu des années 80 avec son ami d’enfance et excellent guitariste John Squire, le bassiste « Mani » (aujourd’hui avec le gang de Bobbie Gillespie, Primal Scream) et Alan Wren, le batteur au bob. Leur premier album éponyme sorti en 1989 est une référence absolue du rock britannique avec des classiques du genre comme Made of Stone ou I am the Resurrection. Cet album est une référence de la vague « Madchester », ce mouvement musical lancé quelques années plus tôt par des groupes de Manchester mélangeant le rock et la house et qui carburent à l’ecstasy et autres diverses substances illicites. Les Happy Mondays en sont le fer de lance et ne s’en cachent d’ailleurs pas avec leur album au titre évocateur Pills, Thrills and Bellyaches ( »Pilules, frissons et maux de ventre »). Quoi qu’il en soit, les Stone Roses vont laisser une empreinte indélébile. En 1989, ils donnent un concert à Blackpool qui fait figure de référence dans l’histoire du groupe, mais qui marquera aussi le déclic dans la tête Liam Gallagher qui décidera de monter un groupe. On connaît la suite !

Bref, les Stone Roses sortent en 1994 un deuxième album sobrement intitulé Second Coming qui sera à l’époque assez critiqué pour son côté improvisé et ses morceaux en dehors des 3 minutes standards pour la radio. Pour Merseyside, que nenni, l’album est d’excellente facture avec des perles comme Ten Storey lovesong, Daybreak ou encore Tightrope (premier morceau que nous ayons d’ailleurs enregistré !).

Ian Brown, I am The Resurrection

Puis les Stone Roses se séparent et Ian Brown continue en solo sur des voies encore plus électro-baggy. Son premier album Unfinished Monkey Business est plutôt bon avec certaines tueries comme Can’t See Me, un titre aux rythmes franchement baggy qui appellent le déhanchement, bref, ça envoie la sauce comme on dit. La suite est mitigée : des albums en demi teinte malgré certains morceaux devenus aujourd’hui incontournables dans sa discographie comme F.E.A.R, Time Is My Everything, ou le très oasis Keep What Ya Got. My Way, le dernier opus, vire presque vers le hip-hop et le R’n'B, et à part quelques rares morceaux, n’est pas celui qu’on retiendra en 2009 (c’est certes très subjectif).

Le concert du Trabendo a cependant été plutôt réussi, avec une setlist variée allant piocher dans plusieurs albums. A la surprise générale, Ian Brown chante étonnament juste sur les premiers morceaux, mais sa réputation le rattrapera dès le troisième morceau et sur pas mal de titres joués hier soir, tout comme celle de presque manger son micro ! Le lad est en forme malgré un visage creusé (par la drogue ?), assez communicatif et arrive à mettre de l’ambiance sur un public chaud et demandeur. Justement, à propos de demande, le groupe vient d’écouler un quinzaine de morceaux, quitte la scène et revient pour un rappel où Ian Brown demande « Do you have any request? ». La salle se transforme en véritable braderie stone rosienne : « Elephant Stone« , « Made of Stone », « I Wanna be adore »… Chacun tente sa chance de voir son morceau fétiche joué en direct. Ce sera finalement le très groovy Fool’s Gold qui sera retenu. Grosse ambiance, forcément, mais il faudra s’en contenter. Rien d’autre des Stone Roses à se mettre sous la dent pour ce soir. Ian Brown cherche à se démarquer de son passé et assurer sur ses compositions en solo. Dommage pour ceux qui casquent 25 euros pour entendre les gloires d’antan. Pour ça, il vaudra mieux miser les Gallagher en solo !

A défaut de vidéo de bonne qualité du concert d’hier, voici une version de Fool’s Gold au concert du 13 janvier à Bruxelles, avec les groupies sur scène !

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oasis-liam-noel-gallagher-smokingLa nouvelle est tombée hier en plein festival Rock en Seine et a fait le tour de la planète rock en quelques minutes : Noel Gallagher quitte Oasis et annonce la séparation du groupe ! Coup de massue pour les festivaliers, les fans et le monde du rock : l’icône de toute une génération vole en éclats.

Une fin rock’n'roll

Alors que 2008 marquait le retour d’Oasis avec un bon cru (Dig Out Your Soul), la tournée qui suivit s’est révélée catastrophique pour le groupe. Connus pour leurs différends légendaires à l’origine de nombreuses annulations, les frères Gallagher ont frappé très fort hier (c’est le cas de le dire !) lors d’une énième altercation quelques minutes avant de monter sur scène. Au bord des nerfs, Noel décide de mettre définitivement fin au groupe. Cette fois c’est officiel, à tel point qu’il publie dans la foulée un communiqué officiel sur le site du groupe :  « C’est avec beaucoup de tristesse mais aussi un grand soulagement que je vous annonce que je quitte le groupe Oasis… Les gens écriront et diront ce qu’ils veulent, je ne peux simplement plus continuer à travailler avec Liam un jour de plus. Toutes mes excuses à tous ceux qui ont acheté des billets pour les concerts de Paris, Constance et Milan.” Cette publication fait suite à l’annonce des organisateurs aux festivaliers. Ambiance :

Cette fin précipitée n’est pourtant qu’une demie surprise : les frères Gallagher ne se parlaient plus depuis plusieurs mois, si ce n’est sur le Twitter de Liam pour s’insulter, ils ne se voyaient que sur scène et l’ambiance au sein du groupe semblait électrique. Ce départ qui résonne comme un coup de canon semble bel et bien définitif, même si ce n’est pas la première fois que ce genre d’événement se produit : « Noel a quitté des tournées par le passé, Liam ne s’est pas présenté à des concerts et ils ont continué. Mais, vu la manière dont Noel l’a présenté sur le site d’Oasis, on a l’impression que ça a l’air définitif. » s’inquiète Hamish McBain, journaliste au NME. Alan McGee (boss du label Creation Records qui signa Oasis), bien que sous le choc, est plus rassurant : « Je ne serais pas surpris de les voir revenir dans cinq ans avec une tournée des stades, mais il va y avoir une longue pause« . (Lire l’intégralité de l’interview).

Quel avenir pour les membres du groupe ?

Noel Gallagher : à vrai dire, on  ne s’inquiète pas trop pour Noel sans qui Oasis n’aurait jamais explosé. Avant son intégration au sein du groupe (il était alors roadie des Inspiral Carpets), son trublion de frère était à la tête d’un groupe nommé The Rain, composé des premiers membres qui formeront Oasis. Dès l’arrivée de Noel, le groupe qui peinait à se trouver un bon songwriter, se renomme Oasis et prend un nouveau départ. On connaît la suite : signature chez Creation records, le label d’Alan McGee, sortie de Definitely Maybe en 1994, succès croissant dans les années à suivre avec des tournées dans des stades entiers. Oasis est définitivement le groupe culte de toute une génération, mais cette fois, Noel leaves forever…

Liam Gallagher : connu pour son caractère instable et son ego démesuré, Liam cultive le goût de la provocation. Largement moins créatif que son frère, il a cependant signé de jolis titres d’Oasis, comme le single « I’m Outta Time » où le fantôme de John Lennon semble rôder en maître. Difficile cependant de l’imaginer au sein d’une autre formation. Ses quelques collaborations ont toutefois été plutôt réussies notamment :

  • la reprise de The Jam, Carnation, aux côtés de Paul Weller et Steve Cradock (leader d’Ocean Colour Scene et guitariste du groupe de Weller)

  • Scorpio Rising avec Death In Vegas

  • Son coup de pouce à un Richard Ashcroft un peu perdu pendant un concert de The Verve

Autre option pour Liam : s’investir un peu plus dans Pretty Green, sa ligne de vêtements !

Andy Bell : bassiste d’Oasis depuis 1999, Andy Bell est un pilier du rock anglais qui semblait se lasser des accrocs entre les frères Gallagher (lire l’interview sur Live4ever). A l’origine de l’excellent groupe Ride aux côtés de Mark Gardener, Andy Bell a par la suite tenté l’aventure avec Hurricane#1, un des nombreux groupes brit pop signés chez Creation où le plagiat d’Oasis n’était jamais loin. Il alla même jusqu’à déclarer « Hurricane #1 n’est pas uniquement influencé par Oasis, c’est aussi inspiré d’Oasis« . Guitariste lors d’une tournée au sein de Gay Dad, Andy Bell se fait finalement appeler pour rejoindre Oasis. Il est par ailleurs un producteur actif au cerveau bouillonnant d’idées portées par ses talents de multi-instrumentiste. On ne l’imagine cependant pas couler des jours paisibles auprès de son ex-femme Idha, très agréable songwriteur suédoise. Soyons rassurés, Andy Bell pourra encore résonner…

Gem Archer : guitariste de talent, il a trouvé un nouveau souffle avec Oasis. Il opérait auparavant au sein de Heavy Stereo, groupe lui aussi signé chez Creation qui n’a cependant jamais décollé, bien qu’ayant fait les premières parties d’Oasis et Paul Weller. Lorsque Noel Gallagher le contacte pour rejoindre Oasis en 1999, Gem lui demande :« Qu’en dit Liam ? » Et Noel de répondre : « C’est mon putain de groupe, je prends qui je veux ! » Proche de Paul Weller et de Noel, on le voit bien rester aux côtés de ce dernier dans un nouveau projet.