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Pete And Repeat, something french in the air

23 septembre 2010 No Comment

Pete And Repeat est un jeune groupe français nourri au son d’Oasis, My Bloody Valentine ou encore des Stone Roses. Tout juste rentrés de trois concerts londoniens,  ces froggies continuent sur leur lancée avec trois concerts à Paris et l’enregistrement d’un EP. Interview.

Pete And Repeat, d’où vous vient ce nom ? C’est un hommage à Pete Townshend ou Pete Doherty ?
Alex : Ni l’un ni l’autre, on aime les 2 mais ce n’était pas le but de notre nom. On cherchait un nom qui sonne bien et que l’on retienne facilement. Et si en plus ça rendait hommage à ces 2 grands Pete, tant mieux !
Julien : Je suis arrivé en cours mais j’ai tout de suite trouvé ce nom accrocheur. Les gens s’en souviennent… ce qui n’est pas pour nous déplaire.

La référence à Oasis parait difficilement évitable, notamment sur Something Bitter In The Air. Quelle est réellement l’influence des frères Gallagher sur Pete And Repeat ?

Alex : Oasis est un de mes groupes préféré, c’est indéniable et forcément ça peut se ressentir sur certaines chansons.
Julien : C’est tellement facile de ressembler à Oasis… Et tellement dur pour nous de nous les sortir de la tête !

A propos de Something Bitter In The Air, la fin fait aussi penser à L.S.F de Kasabian, c’est aussi une influence que vous revendiquez ?
Alex : Kasabian, c’est les Oasis de demain.
Julien : Si une partie de notre chanson peut faire penser à Kasabian, je prends ça pour un compliment mais ce n’est pas voulu… A vrai dire la fin me fait plus penser à du Moby. (Ca n’engage que moi…)

Sister Starseeker m’a fait penser à Hurricane #1. Décidément on reste proche du label Creation ou c’est moi qui fais une fixation ?
Alex : Ah oui ? C’est possible mais je ne connais pas Hurricane #1, pour le moment je me contente de Ride (Creation et Andy Bell toujours) que j’adore. Primal Scream, Jesus and Mary Chain, Oasis et My Bloody Valentine sont des sources d’inspiration majeures pour moi, je n’avais jamais remarqué que le label Creation était aussi présent dans mes influences ! Dommage qu’il n’existe plus. Factory Record (New Order, Happy Mondays, Joy Division…) est une grande influence également.

A l’écoute de chansons comme Take You Down ou Open The Gate on sent plus un côté indie alors que des titres tel que Sister Starseeker ou George Gregory From Wigan sont plus psychédéliques. Pourquoi ce changement de style sur vos derniers enregistrements ?
Alex : Take you down a été la toute première chanson que j’ai écrite pour ce groupe, on peut prendre ça comme un brouillon, puis petit à petit le style s’est affirmé. Nous ne jouerons bientôt plus ces chansons en concert, ca ne nous correspond plus.
Julien : Mais on les associe toujours à de bons souvenirs. Une petite chanson de nos débuts au milieu d’un set, ca me remonte le moral ! Et même si nous avons évolué depuis, j’ai plaisir à les jouer et à les entendre encore aujourd’hui.
Alex : ah ah, car les chansons de maintenant te dépriment ?! Non blague à part, on les jouera une fois de temps en temps pour le « moment nostalgie », pour les connaisseurs…

Vous vous affichez sur Myspace de la façon suivante : Pete and Repeat is the ultimate band. We’re gonna take over the world. We’re the bollocks. Prétention, second degré ou accroche rock’n’roll indispensable pour vous faire connaître ?

Alex : C’est un reliquat de la période du début avec notre premier chanteur, il était à fond dans ce trip à la Oasis justement. Ça me faisait plutôt rire, mais lui était sérieux… Quand on a changé de chanteur on a juste gardé cette accroche second degré, rock’n’roll et prétentieuse.
Julien : Sans parler de la flemme de tout refaire…

Vous évoquez aussi les Stone Roses, quel est le morceau qui représente le plus cette influence ? Que pensez-vous de la carrière de Ian Brown en solo ?
Alex : Je ne sais pas s’il y a un morceau en particulier, c’est plus dans le style général que ça nous influence, le son, l’attitude peut-être.

On parle d’Oasis, des Stone Roses, vous êtes français… je pense à Manchester et à Shit Browne. Vous connaissez ce groupe ?
Alex : Non je ne connais pas encore, mais j’écouterai !
Julien: Pareil.
(Ndlr : Lire l’article sur Shit Browne)

Quels sont les groupes français qu’il faut suivre dans le rock indé aujourd’hui ? Y a-t-il vraiment une scène française du rock indé ?
Alex : Oui il y a de bon groupes je ne saurais pas par qui commencer. Yussuf Jerusalem sont très prometteurs, King Of Conspiracy mérite de percer, en pop également beaucoup tirent leur épingle du jeu, Roken is Dodelijk par exemple… Il y a vraiment une scène indé qui se serre les coudes, et un circuit parallèle de promo et de festivals qui la font monter, mais il y a encore du boulot : le public français est plein de préjugés. Le problème de la scène française, c’est son public !

Et les groupes anglo-saxons ?
Alex : Il y en a beaucoup ! Je ne saurais pas par qui commencer non plus ! Jeep, notre guitariste, n’arrête pas de dire que l’Angleterre ne fait plus grand chose, que tout se passe aux Etats-Unis, il adore la scène indé actuelle, les Magic Kids, Best Coast (ndlr : en concert à Paris le 3/12 au Nouveau Casino), Summer Camp, toute cette nouvelle scène lo-fi, avec Deerhunter en tête de file…

J’avoue qu’il n’a pas tort en citant ces références… mais vous qui avez pas mal écumé les bars et salles de concert, y compris en Angleterre, quel a été l’accueil du public outre-manche ? L’engouement est-il différent ?
Alex : Il y a vraiment deux côtés à la médaille. D’un côté, tout est beaucoup plus simple. On a eu ces dates assez facilement, et sur place, l’accueil était très bon, le public enthousiaste. Il n’est pas rare qu’on vienne te voir en fin de concert pour partager les impressions. La musique amateur, c’est vraiment une religion là bas.
Julien : On a joué avec un groupe qui tourne pas mal là bas, The Salvo, très sympas, motivés pour partager d’autres scènes, c’est vraiment très agréable. Mais d’un autre côté, ça peut être un vrai business, même à ce niveau de l’échelle.
Alex : On en a fait les frais au Water Rats : le petit groupe de frenchy qu’on fait passer en dernier, qui paie ses préventes, qui sert à ambiancer
la salle qui se vide. Ca n’était pas un très bon moment ! Alors que le Cavendish Arms ou le Dublin Castle ont été très bons, tant grâce au public qu’au staff ou aux autres groupes.

Vous êtes en train d’enregistrer votre premier EP, en autoproduction ?
Alex : Oui auto-production, on fait ça avec un ingénieur du son qui comprend bien nos attentes, nous sommes confiants et pressés que ça sorte. On enregistrera 2 autres chansons fin octobre et on en profitera pour rajouter quelques arrangements au 2 précédentes, afin d’affirmer l’identité de l’EP.
Julien : Ca représente du temps et de l’argent… Mais c’est vrai que parallèlement aux concert, ca nous permet d’avancer. Et on ne regrette jamais après coup.
Alex : Ca ne peut pas se faire sans concerts, parce que le studio rend tes chansons propres, mais c’est en concert qu’elles se construisent, que tu ressens le plaisir de les jouer ou non, que le public te donne son avis. Tu peux aimer une chanson sur MySpace, mais c’est en concert que tu te prends la claque.
Julien : C’est pour ça qu’on programme pas mal de dates, fin septembre aux Disquaires, l’OPA en octobre, l’Espace B…

Pourquoi chanter en anglais ? Vous n’avez pas peur de tomber dans la caricature ou le plagiat ? Cela dit quand on voit des groupes comme Archimède chanter en français ne donne pas vraiment envie…
Alex : On ne s’est jamais posé la question, c’était naturel. Le rock c’est en anglais. Si on voulait chanter en français on aurait fait du rap. C’est ça le truc qui marche en France.
Julien : Oui ou bien de la variété… Quel délice ! Et bien sûr qu’on a peur de tomber dans la caricature ou le plagiat mais pas plus que si on chantait en français.

Quels sont vos projets pour la rentrée ?
Alex : On en a parlé : la sortie de l’EP avec de nouvelles chansons, et des concerts à venir.
Julien : Le début d’une nouvelle année est toujours plein de promesses. Notre but est d’aller aussi loin que possible et de se faire plaisir.

A propos de rentrée, c’est souvent une période chargée en matière de sorties de disques. Que nous conseillez-vous de suivre de près ?
Alex: Le lapin blanc…
Julien: Pete And Repeat, c’est toujours un bon début…

Allez, pour finir, que  vous évoque le nom “Merseyside” ?

Alex : Liverpool, les Beatles, Mersey Paradise des Stone Roses (d’où vient le nom du site si je ne me trompe pas).
Julien : Ma sous-culture musicale…

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