La Cuche, bière artisanale inspirée de Janis Joplin ?

La Cuche est une bière d’un brasseur qui produit en quantité très limitée. Frank, un tout petit brasseur des Alpes, commence tout juste à la commercialiser. Hasard ou coïncidence, l’étiquette a été réalisée par Alex Telliez-Moreni, fondateur du label indé Toolong Records et membre de El Botcho, projet indie pop qui nous plaît bien sur ces pages. Voilà une belle occasion de creuser le sujet rock et bière avec deux passionnés.

Punk nihiliste

Hello Frank, tu commences à brasser ta bière. Raconte-nous un peu ton parcours et comment en es-tu arrivé là ?

La CucheJ’étais sous CDD dans la fonction publique territoriale concernant la gestion des cours d’eau, mais je commençais à plus y trouver mon compte. J’étais attiré par le côté alchimique et druidique du brassage de bière, mais je trouvais personne près de chez moi qui voulait m’ouvrir sa brasserie pour me montrer comment on faisait (secret des recettes, je pense). Et puis le pote d’un pote (que je connaissais pas un brin) m’a dit qu’il était OK pour me montrer, et que je pouvais venir autant que je voulais ! Un vrai punk nihiliste ! J’ai de suite accroché, autant avec le bonhomme qu’avec le rythme de travail, la maîtrise du processus, et le produit finalisé (je n’avais pas toujours une super image des bières artisanales jusqu’alors). Ca m’a bien plu, et je m’y suis rapidement vu le faire chez moi, alors je me suis équipé modestement, et puis je m’y suis mis. Après j’ai arrêté mon boulot, et j’ai suivi une formation “créer sa micro-brasserie” à l’Institut de Formation des Brasseurs et Malteurs de Nancy, très dense et hyper intéressante !

Quand tu dis que tu t’es équipé modestement, ça veut dire que tu as acheté un kit grand public, et de fil en aiguilles tu t’es équipé ?

La Cuche - Visseuse

La visseuse pour concasser le malt !

Ca faisait longtemps que je voulais travailler à mon compte, et disons que cette expérience chez le pote me faisait envie : notamment au niveau des styles possibles de brassage, et surtout les possibilités quasi infinies en matière de houblonnage. Mais non je n’ai jamais brassé de kit, je suis directement passé sur l’achat de cuves inox de 150 litres et d’un moulin manuel (que j’ai monté sur une visseuse pour concasser les sacs de malt). Ensuite, le site “Univers bière” au début puis le logiciel Beersmith pour les recettes… et banzaï !

Savais-tu à l’avance le type de bière que tu voulais brasser ? Comment as-tu affiné ta recette pour faire ta première recette finalisée ? Les variantes sont infinies, comment s’y retrouver dans toutes ces possibilités ?

La Cuche - houblonPas trop ! je savais que je voulais travailler avec des houblons divers et que je voulais faire une IPA… mais plus aromatique que amère ! C’était à l’origine mon seul but !! Et puis je voulais faire une blonde légère mais assez houblonnée pour la plage l’été…. donc j’ai brassé en m’aidant un peu du logiciel, puis j’ai affiné les quantités de malts et de houblons par rapport au rendement de mon équipement, et puis … j’ai tâtonné jusqu’à trouver un résultat qui me satisfaisait.

Après j’aime bien les stouts et les bières blondes avec un peu de corps… donc j’essaye de brasser des bières que j’aimerais boire surtout… comme tous les brasseurs je crois !! Mais comme tu dis, les possibilités sont infinies et c’est ça qui est extrêmement intéressant.

Combien de recettes as-tu aujourd’hui ?

A ce jour j’ai 4 recettes, dont 2 commercialisées, et 2 que je souhaites encore un peu affiner avant de mettre sur le marché. Disons que ce sont des recettes pour lancer la gamme donc assez consensuelles… après j’aimerais bien me lâcher un peu plus dans l’expérience…

D’où vient ce nom ?

“Cuche” c’est mon surnom à la base. Et un soir d’été alors qu’on était en terrasse de bar avec des potes, et que le brassage n’était encore qu’un lointain projet dans ma tête, ils m’ont chambré en me disant :”Bon quand est-ce qu’on boit de la Cuche au fait ?”… du coup j’avais le nom avant d’avoir la recette !!

On ne pense peut-être pas tout de suite à l’étiquette, et pourtant, c’est souvent déterminant. Comment est venue l’idée d’associer Alex pour l’étiquette ?

J’avais piètrement essayé de travailler sur un dessin, mais c’était assez “perché” comme thème ! Comme je savais qu’Alex était bon en graphisme (il faisait déjà ses pochettes d’album “tendance” à la fac !), je lui ai proposé de la faire, en lui disant ce à quoi j’avais pensé, mais qu’il avait carte blanche totale pour la réalisation… finalement il a gardé quelques idées que j’avais, et je suis hyper satisfait du rendu !

Alex, comment t’y es-tu pris pour dessiner l’étiquette ? 

Bière La CucheAlex : Frank avait une idée bien précise de ce qu’il voulait. Il souhaitait mettre en avant le côté mystique de la bière et faire apparaître les éléments (le feu, l’eau, l’air, la terre). Ce qui m’a plu c’est que son approche sortait de l’ordinaire. Si on observe rapidement, beaucoup d’étiquettes de bières se ressemblent. Pour caricaturer, on a d’un côté les bières des villes avec leurs étiquettes inspirées des graphismes new-yorkais ou américains, réinterprétées à la sauce hipster, et de l’autre les bières de la campagne, avec, il faut le dire, beaucoup de déchets dans les visuels, et donc des étiquettes ratées, ce qui malheureusement peut décrédibiliser des produits qui s’avèrent super bons. Avec La Cuche, on était vraiment dans un crossover. Frank m’a donné un dessin. Au début je suis parti de son visuel, en essayant simplement de l’améliorer puis de le mettre en page. Ce n’était pas concluant. Puis j’ai eu mon idée d’arbre à houblon, qui ressemble un peu à un arbre à loupiottes. J’ai eu des images de Tim Burton et comme ça répondait à la commande, je suis parti dans cette direction. Au final, il y a un peu mon style, celui de Frank, et ça parle du sujet.

Toi qui es avant-tout musicien, y trouves-tu des similitudes dans le processus de création ?

Je fais pas mal de graphisme, pour le label Toolong, pour les groupes que j’accompagne ou de temps en temps pour des commandes. Pour moi, le processus de création est complètement différent. Le graphisme demande beaucoup de réflexion. Je travaille à partir d’images, de mots-clés, etc. Ca peut ressembler à l’écriture, mais c’est très différent de la composition, qui, en ce qui me concerne, est très spontanée.

On trouve quand même quelques étiquettes qui sortent du lot. Tu connais la brasserie anglaise Thornbridge par exemple ou les Suédois de Omnipollo ? (en plus les bières sont délicieuses)

Je connaissais Thornbridge oui ! Personnellement, je trouve que la brasserie artisanale se lâche autant sur le houblonnage que sur l’étiquetage … j’aime beaucoup ce que font Craig Allan ou encore la brasserie La Débauche en matière de design… j’aime pas toujours tout ce qu’il font, mais c’est hyper créatif !

craig-allan-bieres

bieres-la-debauche

Alex, qu’est-ce que tu écoutais comme musique au moment de la création de l’étiquette ?

Déjà, il n’y avait rien de calculé. Je ne me suis pas dit : “tiens Alex, écoute ça pour te mettre dans l’ambiance !”. En général quand je bosse sur de la création visuelle j’évite les chansons. Les paroles, ça peut empêcher de se concentrer. En tous cas, ça ajoute des infos parasites. A cette période j’écoutais beaucoup le dernier disque de Rubin Steiner, “Vive l’électricité de la pensée humaine” (2016).

Frank, il paraît que tu voulais mettre une mention à Janis Joplin… Raconte-nous.

Au tout début, je savais pas si je donnais un nom à chaque bière, et comme j’étais plutôt parti là dessus je me disais pourquoi pas leur donner le nom de chansons. Comme “Summertime” me plaisait bien pour ma blonde estivale (vachement original quoi !), je me suis dit : « Pourquoi ne pas décliner des noms de chanson uniquement de Janis Joplin… sur de l’IPA, de la stout, etc ?« .  Puis j’ai pas voulu le faire, ça faisait trop “fan de”… mais je me suis dit que ça pouvait être sympa de laisser une mention sur l’étiquette « A déguster en écoutant Down On me de Janis Joplin » par exemple… Puis à la fin, je n’ai rien fait : je suis pas critique musical ! Mais bon peut-être on le fera quand même, si on trouve un peu de place sur l’étiquette et que ça botte Alex !
(ndlr : c’est ce qu’a fait la brasserie sur la Tonton Rock’n’Roll, à boire en écoutant Black in Black d’AC/DC)

Frank, quel est ton “ADN” musical ? Qu’est-ce que tu écoutes en général ?

C’est assez éclectique ! En temps normal j’écoute beaucoup de reggae, un peu de hip-hop de jazz et de rock… Mais quand je brasses, ou que j’embouteille, ou que j’étiquette, je mets tout le temps du rock (je ne sais pas pourquoi !). Mais ça va super bien ensemble ! Du coup, comme je suis un vieil ado des 90’s et que j’ai pas trop renouvelé ma culture rock, on est beaucoup sur Green Day, Sublime, Sugar Ray, Beck, Bloodhound Gang, Smashing Pumpkins, Nirvana, Cake… mais aussi Beastie Boys, Mano Negra ou du vieux 60’s Janis Joplin, Velvet Underground, Rolling Stones, Jimi Hendrix, Quicksilver Messenger Service, Creedence Clearwater Revival… et quand je rentre chez moi je remets du reggae ! 

Que pensez-vous des groupes qui lancent leur propre bière ? C’est juste de la pub ou ça a du sens ? (et pourquoi c’est toujours des groupes de métal !?)

Alex : perso, je ne suis pas fan des associations biscornues à visée merchandising. Je crois que dans ce domaine, il faut être passionné. Je ne suis pas spécialiste, mais assez amateur de bières pour savoir ce que j’aime ou pas. Les deux exemples que j’ai ce sont les copains de la Bière de la Rade à Toulon, qui font un super boulot avec des bières délicieuses, originales et qui sont entrain de vivre une “success story” et Frank, qui, à une échelle beaucoup plus modeste (pour l’instant en tous cas), fait l’une des meilleures bières que j’ai pu déguster, singulière et équilibrée.

Frank : déjà je ne connaissais pas ! Après je suis mitigé, parce que si c’est juste un coup marketing d’association d’images à but commercial je n’y vois aucun intérêt niveau bière ! Par contre, si il y a une vraie démarche commune et un réel  travail collaboratif entre le brasseur et le groupe (où l’image qu’il véhicule) ça peut carrément le faire ! mais ca veut dire travailler de A à Z sur l’élaboration d’une recette et d’un style qui colle parfaitement avec le groupe… c’est du travail à façon, moi ça me plait bien comme concept !

trooper-biere-iron-maiden

A quand la Toolong bière ? 😉

Alex : Dans une troisième vie alors. Parce que pour faire ce que je voudrais j’aurais déjà besoin de deux vies entières.

Frank, quel regard portes-tu sur la bière artisanale aujourd’hui ?

C’est en plein boom, il en sort de partout (1 microbrasserie naît tous les 3 jours en france apparemment)… niveau consommateur, je ressens (bien modestement à mon échelle), un sacré engouement autour des bières artisanales. Il y a un réel attrait pour retrouver un goût plus prononcé et qui se démarque des « bières de soif »… j’ai l’impression que c’est un phénomène de mode, mais qui est capable de durer car ça rejoint beaucoup de questionnements sur notre manière de consommer (moins mais mieux). Niveau producteur, c’est quand même bien compliqué d’avoir accès aux houblons (à moins de produire de gros volumes et de passer sous contrat), et d’autant plus en Bio !

Junkie du houblon

Quels sont tes coups de coeur en bière en ce moment ?

Bières de molen

Bières De Molen | Crédit : brasserie du vieux Lille

Frank : Je me suis un peu calmé dans mon délire de découverte, mais en ce moment je bois et j’aime bien des bières de la brasserie Ste Cru (en Alsace), de Dochter (belge), Anderson Valley (US ou québec), de Molen (hollandais ! ça c’est bon !)… et plus traditionnellement les belges Lupulus et St Feuillien Grand Cru (qui restent de sacrées valeurs sûres).

(Ndlr : notons le message de la brasserie Saint Cru, que je (Jérémie de Merseyside), valide à 200% : Nous militons avec acharnement pour convertir chaque buveur de bière industrielle en accro des saveurs et en junkie du houblon.)

La fin du streaming

Et toi Alex, quels sont tes coups de cœur musicaux ?

En 2018, j’ai abandonné ma course effrénée à la nouveauté, après plusieurs années à accumuler découvertes sur découvertes. Ça devenait fatiguant. J’ai résilié mon abonnement sur une plateforme de streaming et je me suis remis à écouter de vinyles et des CD.

Du coup, en pas forcément récent, j’ai le groupe canadien Corridor. Je les ai vus dans une salle minuscule à Marseille. C’était génial. J’ai acheté leur vinyle.

Il y a aussi Cannibale (Born Bad Records), que j’ai découvert par hasard dans une boutique de disques à Lyon. Le vendeur écoutait le vinyle. J’ai adoré. Sinon, contrairement à tout le monde, j’adore Colors, le dernier album de Beck. Je vais le voir à Nîmes cet été au festival This is Not  a Love Song.


Frank, quels sont tes projets, les perspectives pour La Cuche ?

Là je travaille dans mon garage et je produis en quantité très limitée, donc mes projets à court terme sont d’investir sur de plus grosses cuves, et de me trouver un local plus grand, afin de pouvoir en vivre. A moyen terme ce sera de développer un peu plus de recettes, un peu plus racées et expérimentales…

Alex, quels sont tes projets du moment ?

Ouf ! J’en ai en pagaille.

Avec le label Toolong Records déjà, il y a plein de sorties prévues cette année : LuneApache, un groupe de rock psyché en français, entre Les Black Angels et Etienne Daho.

Bleu Canyon, un trio de pop électro très cinématographique, At dawn we are kings, le projet folk de Fabian, pas très loin de Bon Iver. Et aussi un nouvel album de Twin Apple et un premier album de Beep It.

Je participe à la création de plusieurs clips et live sessions pour certains de ces groupes.

Et j’ai aussi un projet au long cours, qui occupe une bonne partie de l’année, c’est le retour des sessions live acoustiques dans les cabines du téléphérique du Faron à Toulon. Après 3 vidéos en 2014, on réalise la saison 2 de ce projet, cette fois avec 5 vidéos (Dan Druf, LuneApache, At Dawn we are kings, Somehow et Bleu Canyon), une soirée spéciale de diffusion et de concerts, qui a eu lieu le 19 mai à Toulon.

Depuis cette année, je bosse également en booking pour quelques groupes et pour le compte de l’agence MIDI Artists. C’est un univers que je connaissais de loin, et une autre facette de la musique que j’apprivoise.

Enfin j’ai de nouveaux projets personnels. Après El Botcho, j’ai eu envie de faire une pause et de me consacrer aux autres (c’était déjà beaucoup le cas), puis il a fallu rebondir. J’ai développé mon side project Hell Botcho. C’est une proposition protéiforme dans laquelle je peux mettre toutes mes envies. Ca me permet de faire des créations aux frontières de la pop, en s’immisçant dans d’autres milieux et réseaux, comme celui de l’art contemporain. C’est très agréable.

Puis, pour finir, il y a mon nouveau groupe, en français, avec Seb, le bassiste d’El Botcho et Néné, le batteur de Twin Apple. Je ne dis pas encore le nom, mais on va bientôt dévoiler le projet avec un clip… L’album est enregistré et mixé, mais on garde le secret au maximum pour l’instant. C’est très exaltant. Ce que je peux dire c’est que c’est de la pop- grunge en français, ça sonne très nineties. J’ai fait ressortir mes influences de jeunesse.

Quel album écouter en dégustant La Cuche ?

La Cuche Blonde

la-cuche-odessey-oracle-the-zombiesJe vais être très honnête, j’ai énormément aimé la blonde car elle m’a surpris. Je me suis fait une petite frayeur sur son nez acidulé, un peu citronné. Ce n’est pas forcément ce qui me plaît d’entrée sur une bière, étant plutôt curieux d’aller dénicher des arômes parfois plus farfelus. Avec sa mousse épaisse, sa couleur jaune trouble non filtrée, le nez acidulé laissait présager une dégustation surprenante. En effet, c’est là que j’ai aimé la surprise : La Cuche Blonde a une très bonne consistance, elle a du corps, le palais est vite tapissé. Et pourtant… ces caractéristiques souvent propres aux triples de type belge sont très bien exploitées pour apporter une certaine finesse : la fine pétillance associée à une dose de houblon apportant son lot d’amertume joue cette belle surprise. La Cuche a du caractère et s’impose au fil des gorgées sur un ensemble à la fois très bien équilibré, rafraîchissant sans être plombant. C’est frais et bien travaillé. Ca donne envie de prendre la route des vacances dans un endroit ensoleillé, mais pas aseptisé. On cherche du charme, du caractère. Et donc de trouver la musique qui va avec.
L’association est venue assez naturellement et je suis allé piocher le vinyle des Zombies Odessey & Oracle. Nous voilà donc plongés en avril 1968 à la sortie de ce disque mythique, mais méconnu. Les Zombies viennent du Nord de Londres et non de la côte ouest ensoleillée des Etats-Unis comme leur musique pourrait le laisser penser. Cet album n’a pourtant pas à rougir face à un Pet Sounds, disque culte s’il en est (et californien). De par son sens riche des mélodies, des arrangements, la pop baroque et psychédélique des Zombies est un délice auditif, frais et bien travaillé, assurant surprises musicales diverses. Comme La Cuche Blonde. Alex évoquait Tim Burton pour l’étiquette. Ici c’est plus ensoleillé, mais tout aussi rêveur.

La Cuche ambrée

La Cuche ambréeL’ambrée m’a fait une impression plus mitigée que la blonde. Elle a une belle couleur ambrée, avec très peu de mousse et garde son aspect trouble, preuve qu’elle n’est pas filtrée. Son nez m’a semblé malté (c’est à dire un peu porté sur le côté caramélisé) puis bizarrement légèrement acide, (point commun avec la blonde), un peu comme les « sour », ces bières portées sur l’acidité. Le nez m’a aussi paru assez alcoolisé.

La première gorgée m’a laissé un peu mitigé : peu pétillante, presque comme une stout, peu consistante à la première impression, avec un goût peu prononcé. Au fil des gorgées, cet ensemble s’est mieux prononcé.

Puis, le goût est devenu plus fumé, un peu torréfié. Avec sa faible pétillance, l’amertume s’installe doucement et épaissit bien le palais et les gencives. Plutôt agréable et bien constituée, je trouve toutefois qu’elle manque un peu de corps et de longueur en bouche. C’est très subjectif, mais je reste aussi sur ce que raconte Frank qui débute avec des recettes assez conventionnelles.

Côté musique, j’ai pensé au premier album des Proper Ornaments de par son style posé et maîtrisé. Certains peuvent le trouver un peu trop lisse, un peu trop homogène (c’est vrai que beaucoup de chansons se ressemblent). Pourtant je trouve l’association avec La Cuche ambrée passe très bien.

On vous offre des cadeaux avec La Cuche !

Non, on ne va pas te livrer une palette devant ta porte ! Vous l’aurez compris, la production est toute petite, les cadeaux vont être limités. Toutefois, si ça vous intéresse de goûter, laisser vos coordonnées ci-dessous et on voit ensuite ce qu’on peut faire comme petits cadeaux/ristournes sympa. C’est toujours ça, non ?

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