Interview des Charlatans : « On essaie de faire des choses qui ont du sens »

Les increvables Charlatans sont de retour avec un treizième album studio qui est sorti aujourd’hui. J’ai eu la chance de les rencontrer il y a 10 jours à Paris lors d’une journée promo. Et on a bien discuté…

charlatans-2017

Remettons les choses dans leur contexte : je suis fan des Charlatans depuis 1995 avec l’album éponyme qui m’a fait découvrir les précédents. Oui, seulement 1995 doivent se dire les puristes. Mais j’avais 14 ans, à l’époque où la tendance était plutôt à 2 Unlimited et son abominable No Limit et autres daubes eurodance qui jonchaient les cours de collèges et lycées. Côté rock, c’était l’apogée des Cranberries, le carton des Smashing Pumpkins avec Mellon Collie… et heureusement Oasis. En 1997, Tellin’ Stories a été une grosse claque, je l’ai acheté le jour de sa sortie et l’ai écouté des centaines de fois, aujourd’hui encore. J’avais des posters des Charlatans dans ma chambre d’ado. J’ai tous les albums, des singles, des compils, des live, la bio de Tim Burgess… Donc je vous laisse imaginer le plaisir de pouvoir les interviewer. Rencontre avec Mark Collins et Tim Burgess.

Alors, comment allez-vous avec ce Different Days qui arrive ?
Mark : il sort dans 10 jours, donc il ne reste plus trop longtemps. On est impatient de le faire découvrir au monde. C’est l’étape 2 du processus… On est assez excités.

Le son est assez différent de Modern Nature
Tim : Oui, c’est une étape assez naturelle
Mark : Mais les albums sont quand même assez proches…

Tu veux dire que certaines chansons de Different Days ont été écrites en même temps que Modern Nature ? Est-ce un double album que vous avez divisé ?
Mark : non, les albums n’ont pas été écrits au même moment.
Tim : Hey Sunrise a été écrite assez vite. En fait, on écrit tout le temps. Et c’est cool car ça permet de garder ce processus toujours actif.

Ca fait presque 30 ans que vous êtes que vous êtes là. C’est fou… Comparé à des groupes qui n’ont pas duré ou se reforment, vous continuez votre chemin…
Mark : et on n’a pas l’air plus vieux en plus ! (rires !) En fait c’est pas tellement qu’on continue, c’est surtout qu’on se pousse à faire de nouvelles choses. Continuer, ça voudrait dire faire un peu toujours pareil. Ce n’est pas une routine, loin de là. C’est tout frais.
Tim : pour l’écriture, on essaie de faire des choses sincères et qui ont du sens. C’est surtout ça qui est important pour nous.

Justement Tim, est-ce que tu penses que ton expérience aux Etats-Unis, tes albums solos t’ont poussé à faire des choses nouvelles ?
Tim : Oui, et ça fait d’ailleurs partie de la vie. Pour Mark aussi d’ailleurs, dans sa vie, le fait d’être dans un groupe… ça nous pousse à faire de nouvelles choses.

Tim-Burgess-Johnny-MarrVous avez travaillé avec beaucoup de gens sur ce nouvel album. Sur Modern Nature aussi. Est-ce une sorte de nouveau départ, avec les 4 Charlatans et leurs différentes périodes et vos amis qui gravitent autour ?
Mark : Quand on a fait Modern Nature, Jon était très malade. Quand il est mort, on était sur l’écriture de Modern Nature et pour continuer, ça nous semblait logique d’inviter des amis pour nous aider : Stephen Morris (batteur de New Order), Pete Salisbury (batteur de The Verve).  Ca s’est fait assez naturellement, et dans cette situation qui aurait pu être très négative, en fait on en a sorti quelque chose de très positif. C’est comme ça que Modern Nature a commencé. Et pour Different Days, on a invité plus d’amis, pour créer encore plus d’ondes positives ! C’est en ça que Modern Nature et Different Days sont proches. C’est l’étape qui suit Modern Nature, avec des ondes similaires, le même but de ne pas s’engluer dans le passé, sans pour autant le renier. On est les Charlatans, avec notre passé. Et tout ça constitue un album assez positif.

L’album commence en douceur, il faut un peu de temps pour rentrer dedans. Ce n’est pas un With No Shoes
Mark m’interrompt : Héhé, non, ça on l’a déjà fait.
Tim : Je pense que c’est quelque chose d’assez naturel. Quand tu te lèves le matin, tu n’es pas au taquet, ou peut-être quand t’as 20 ans. Tu veux d’abord prendre ton temps. Là, c’est un peu pareil.

Et Paul Weller, ça fait longtemps qu’on parle d’une collaboration entre vous. Pourquoi avez-vous travaillé si tard avec lui ?
Tim : on a joué plein de fois avec lui à différentes occasions, sur différents concerts.
Mark : même depuis les années 90 ou 2000
Tim : Je ne sais pas comment c’est venu. Je crois qu’une fois, au milieu des années 2000, je lui ai dit que j’avais les singles de The Jam. Mais il était super occupé donc l’idée n’est jamais vraiment venue. C’était plutôt : « Tiens comme vous êtes au même endroit le même jour, comme aux Brits Awards par exemple, il y a les Charlatans, donc hop, on fait un truc ensemble. » Mais juste de petites choses comme ça. Et c’est justement dans une occasion de ce genre dans les années 2010 quand j’étais au Wiltern Theater de Los Angeles pour un de ses concerts qu’on a collaboré. On avait eu l’occasion de se voir la veille et Paul m’a demandé si ça me disait de chanter un morceau avec lui le lendemain. J’ai dit OK. J’étais comme un gosse !


C’était à l’époque de mon album solo (Oh No I Love You sorti en octobre 2012 sur O Genesis Recordings, le label de Timce qu’il a entendu lui a plu et il me m’a dit.  J’ai trouvé que c’était vraiment sympa de sa part. C’est vraiment un mec sympa. Donc l’idée de travailler avec lui, comment dire… Tout le monde travaille avec Paul Weller (rires). Non pas tout le monde, mais c’est vraiment un mec accessible, donc là c’était le bon moment de lui demander. Il était carrément partant, et on s’est dit très franchement : « bon ben si c’est de la merde, c’est de la merde » mais en fait c’était pas de la merde du tout, c’était très bien.

Et il joue du piano, pas de la guitare…
Mark : Il joue du piano, fait des arrangements de cordes au mellotron, et fait les backing vocals à la fin. Tim a enregistré les voix, Paul les parties de piano, les arrangements et la batterie. Tout ça s’est fait dans le studio de Paul, et j’ai complété avec la guitare. Tony (Rogers) a fait ses parties de Hammond et backing vocals et Martin a enregistré la basse.

Et la chanson était déjà écrite ?
Mark : Tim et Paul ont écrit la chanson ensemble.
Tim : en fait je pense à des trucs tout le temps. Mais en tous cas Paul voulait que ce soit vraiment moi qui chante. C’est comme ça qu’on en est arrivé là. On était déjà à la moitié de Different Days. On avait Johnny (Johnny Marr des Smiths) qui avait travaillé avec nous, Stephen (Morris, batteur de New Order) aussi. Donc c’était le moment d’y aller. Cette chanson, c’est un peu comme ce qu’on disait tout à l’heure : c’est comme un coucher de soleil. On a Hey Sunrise au début, là on finit en douceur. Il y a plein de choses dans cet album, des histoires, une ambiance un peu… capitonnée, bref, il y a plein d’émotions différentes. Mais au début, c’est paisible. Et à la fin aussi.

J’ai trouvé qu’il y avait des sonorités Madchester sur certains morceaux plus dansants…
Tim : ah ouais ?

Ou alors c’est parce que je sais que vous êtes de Manchester et que je dois trouver quelque chose en rapport avec Madchester ! Mais ce sont des sonorités que je n’avais plus trouvées dans vos albums depuis un moment. Comme vous disiez, ce n’est pas la continuation…
Mark : il y a toujours un son caractéristique des Charlatans parce qu’on est toujours les mêmes personnes. Mais c’est vrai que c’est ce qu’on essaie de faire avec les invités qui injectent leur touche. J’imagine que tu fais référence à Not Forgotten ou There Will Be Chances ?

Oui exactement…
Mark : Ca pourrait être très Charlatans, mais avec Stephen Morris & Johnny Marr, ils nous ont embarqués sur des chemins différents, et ça me plaît.
Tim : c’est vrai qu’on a tous un peu nos techniques.. Quand Stephen écoute l’une de nos chansons, il  va y apporter un peu de technologie, une touche plus électronique. Il part de là où il vient, de ce qu’il connaît pour créer un son qui lui ressemble, donc quelque chose d’assez électronique. Le studio de Stephen est comme un musée, c’est assez vintage.

tim-book-twoEn parlant de vintage,  cet album sera aussi disponible en cassette. Ca veut dire que tu prévois aussi d’écrire un livre sur les cassettes difficiles à trouver comme tu as fait avec les vinyles ? (Tim Book Two: Vinyl Adventures from Istanbul to San Francisco)
Tim : ouais c’est marrant. Tu sais, je pensais il y a quelques années que les CD allaient mourir, mais les cassettes reviennent.
Mark : On revient aux vieux formats.

Mais y a-t-il vraiment des gens qui écoutent sur cassette ? Ou c’est juste pour le fun, la déco ?
Tim : non je pense qu’il y a vraiment des gens qui en écoutent… enfin…
Mark : ceux qui ont de vieilles voitures… retour au début des 90’s.

J’ai une vieille voiture avec lecteur cassette !
Ah ben voilà, parfait.

Y a-t-il des chansons de Different Days que vous êtes impatients de jouer sur scène ?
Mark : On a commencé les répétitions, on en a 6 ou 7 qui sont prêtes. Là on a Hey Sunrise qui sonne bien. Mais donne-nous encore quelques semaines et on pourra toutes les jouer en live.
Tim : Mais c’est vraiment différent du studio. En studio on a fait pas mal de vidéos qui doivent être deux fois plus longues que l’album et on en a fait une sorte de compilation. On a dû juste prendre quelques bouts et les assembler.


En parlant de live, peut-on imaginer un concert des Charlatans sans Sproston Green comme morceau de fin ?
(rires)
Mark : j’aimerais bien !
Tim : C’est pas facile pour moi, car c’est un standard… dans certains festivals on a joué How High pour finir car tu sais, dans les festivals on a par exemple 40 minutes c’est super timé, donc Sproston Green était trop longue, surtout qu’on a déjà fait des versions de 20 minutes. New Order a déjà fait ça aussi pour certains morceaux.
Mark : J’aime bien ne pas jouer tout le temps la même chose sur scène donc ce serait cool de changer un peu, de jouer des morceaux qu’on joue rarement voire qu’on a jamais joués en live, miser plus sur les nouvelles chansons.

Il y a des chansons que tu ne voudrais pas jouer ?
Mark : non pas vraiment, mais disons qu’une fois que l’album sera sorti, j’aimerais bien pouvoir piocher n’importe quelle chanson et la jouer n’importe quand, n’importe où : “Whatever, whenever”.

Vous avez fait un concert avec Echo & The Bunnymen…
Mark : Oui en décembre 2015 à la Brixton Academy.
(Tim est occupé sur son téléphone, s’excuse, mais doit gérer en direct des interactions pour la prévente de leur tournée anglaise)

charlatans-bunnymen-2015On était aussi dans un même festival en Angleterre, ils étaient sur la scène opposée et on discutait de quels invités pourraient venir à notre prochain concert à la Brixton Academy à Londres (
le 19 décembre 2015) donc on a évoqué Ian McCulloch. C’était juste une idée, on s’est dit « alors, pourquoi pas ? »
Tim : en fait c’est surtout qu’on avait joué à Liverpool la veille et la fin de la tournée était difficile. Et c’est l’époque où je bossais sur mon livre Tim Book Two et je venais juste de parler d’un disque à une nana. Un mec avec un accent bizarre s’est pointé et a dit un truc. Et c’était Will Sergeant ! Et on a joué avec eux le soir suivant, c’était vraiment parfait. C’est vraiment un groupe qu’on adore.

Y a-t-il des groupes avec lesquels vous aimeriez jouer ? Vous avez joué avec James par exemple, typiques de Manchester…
Tim : James ça faisait longtemps qu’on nous avait demandé et que ça n’avait pas marché faute de temps, avec les sorties d’albums et les agendas de chacun.

Mais sinon il n’y a pas tellement de groupes avec qui on aimerait jouer. C’est plutôt des gens avec qui on a envie de bosser, enregistrer des choses, jouer à des concerts de charité (
comme le concert en hommage à Jon Brookes)

Charlatans-A-Night-For-Jon-Brookes

Et s’il y a une reformation d’Oasis, vous voudriez jouer avec eux ?
Tim : Ouais ce serait cool de se joindre à eux.

Mais il n’y aura pas de reformation d’Oasis ?
Tim : Je n’en sais rien… Tu sais on est dans une bulle, juste parce qu’on vient de Manchester, qu’on est des groupes connus, mais j’en sais rien.

L’été 1996 et le concert de Knebworth avec Oasis était un tournant dans votre carrière, déjà parce-que ça devait être votre plus gros concert…
Tim m’interrompt : On a fait des concerts au Mexique qui étaient énormes aussi. C’était 120 000 personnes à Knebworth, je ne sais pas combien au Mexique. C’est franchement énorme. (Tim parle du festival Corona Capital Music au Mexique, où ils étaient en 2015).
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Mark : On a fait une tournée des Stades avec les Rolling Stones (
22/08/06 : Twickenham, 25/08/06 Glasgow Hampden Park)

Ils viennent en France en octobre, vous pourriez jouer avec eux…
Mark : Ouais, on peut leur passer un coup de fil.

C’est vrai que vous pensiez à arrêter le groupe après Knebworth, la mort de Rob et cette période difficile ?
Tim : Ouais, ça faisait un peu partie du processus, c’était difficile. On n’avait pas de temps, et il fallait continuer à avancer… (il cherche ses mots)
Mark : on avait enregistré plus de la moitié de Tellin’ Stories
Tim : on avait plusieurs concerts, et l’un d’eux était Knebworth, on a décidé de le faire. De passer l’étape de l’enterrement puis de jouer. On était vraiment en mode “adrénaline, adrénaline, adrénaline”. Faire le concert, être les meilleurs : c’était ça notre but ! Pour prouver que le groupe pouvait continuer. C’était ça notre leitmotiv. Donc après, c’était assez facile en quelques sortes…
Mark : Après cette étape on est revenu en studio avec l’aide de Martin Duffy de Primal Scream qui nous a aidés à boucler l’album.
Tim : et puis il y a eu Wonderland, Up At The Lake

Up At The Lake dont c’est l’anniversaire aujourd’hui même !
Tim : Oui, le temps passe… Et donc tout ça c’était un test pour nous.

TellinstoriescoverTellin’ Stories est un album qui m’a terriblement marqué, c’est en quelques sortes une référence. Est-ce que c’est parce que toute cette histoire vous a vraiment tirés vers le haut ? Vous aussi vous le considérez comme votre meilleur album ?
Tim : ça a été dur pendant un temps car je n’arrivais pas à penser à cet album. C’est peut-être mon préféré avec The Charlatans, ou alors The Charlatans puis celui-là. Mais celui-là, c’était vraiment un objectif qu’on cherchait à atteindre est une sorte de finish de la trilogie… (il cherche)
Mark : Up To Our Hips / The Charlatans / Tellin’ Stories. Ces 3 albums sont très proches. Et donc oui, fallait qu’on boucle cette trilogie.

Et vous l’avez fait ! Vous êtes là depuis près de 30 ans… Est-ce que certains de vos vieux fans viennent maintenant avec leurs propres enfants à vos concerts ?
(Rires)
Tim : oui clairement, c’est fou !

Est-ce que certains vous découvrent avec les albums récents sans connaître les anciens ?
Mark : oui ! Et c’est justement super gratifiant que des gens de 18 à 20 ans qui y ont été amenés par leurs parents découvrent nos derniers albums. Ou alors qui nous découvrent de façon complètement indépendante.
Tim : et qui ne chantent pas sur How High 😉
Mark : et ne connaissent pas Sproston Green! (rires !) Ca prouve qu’on n’est pas juste un groupe d’une époque. Pour nous, enfin pour moi, c’est vraiment super de se dire que notre groupe passe à travers les générations.
Tim : c’est pas juste « on est un groupe, on sort des disques, on se barre, on revient« . C’est aussi passer de bonnes tournées ensemble… il y a plein de choses que les gens ont tendance à oublier.

Je me souviens aussi d’un truc Tim, dis-moi si c’est vrai… que tu avais été élu dans les 90’s : “la plus belle bouche d’Angleterre” !
Mark : rires !
Tim : oh j’en sais rien, ah ah

C’est vrai ou c’est juste un truc inventé par la presse britannique ?
Tim : j’en n’ai vraiment aucune idée. Mais merci !

Ca ne vient pas de moi hein ! C’est un souvenir que j’ai quand j’avais 15 ans…
Tim  : En fait je crois que c’est parce qu’on compare mes lèvres à celles de Mick Jagger. Et il a une belle bouche ! (il me regarde en faisant une petite moue en mode “duckface”, l’air dragueur !)

charlatans-moutain-picnic-bluesEt maintenant : 13 albums, des livres, DVD (Mountain Picnic Blues). Est-ce que l’idée d’un film serait envisageable ? Un peu comme ce qu’a fait Pulp il y a quelques années. Pas un simple documentaire qui retrace votre histoire…
Tim : Oui, je pense qu’on fera un truc comme ça un jour…

Ou alors il faut faire une pause et revenir dans 20 ans avec un mec qui vous filme H24…
Tim : les reformations, c’est pas trop notre truc…

Justement, que pensez-vous de tous ces groupes qui reviennent ? The Jesus & Mary Chain, Ride. Même Slowdive…
Tim : Franchement, chacun fait ce qu’il veut… Mais après un break de 20 ans, faire un album serait… stressant !

Bon en même temps pour vous la question ne se pose pas car vous n’arrêtez pas.
Tim : En effet, on aurait pu se le dire il y 14 ou 3 ans, mais finalement on a toujours cette envie.

Et par exemple, vous attendez quelque chose des albums solo de Noel et Liam Gallagher qui doivent sortir cette année ?
Mark : Franchement je sais pas. J’ai besoin d’écouter.
Tim : Je crois que ça plaît aux gens. Mais en ce qui me concerne, il y a tellement d’albums à écouter que bon…

C’est clair, et tu dois écouter plein de trucs qui doivent t’inspirer…
Tim : Contrairement à ce que certains peuvent croire, ces groupes ne sont pas forcément une source d’inspiration pour moi. Que ce soit Slowdive, Ride, Oasis, Blur… je ne pense pas à ces groupes. Quand on fait un disque je pense plutôt à des groupes comme Panda Bear par exemple. Je ne suis pas tout le temps rivé sur la musique. Il y a plein de trucs. Twin Peaks par exemple !

Et quand revenez-vous en France ?
Tim : Mark et moi revenons en juillet pour un projet avec Asia Argento.
Mark : et plus tard dans l’année… Mais d’abord on fait un truc acoustique en juillet.
(Tim & Mark accompagneront Asia Argento au Salo Club (ex Social Club) le 6 juillet, avec une palette d’autres invités)

Vous aimez faire de la promo ?
Tim : ouais franchement c’est cool parce qu’on parle de plein de truc qu’on a fait. Donc t’as juste à le faire. Et c’est cool quand les gens t’écoutent et te soutiennent. Et puis on est bien ici.
Mark : la pièce est sympa, il fait beau on a à manger…

(…)

J’en profite pour leur faire dédicacer l’autobiographie de Tim, le single How High ainsi que le dernier album reçu en promo quelques semaines auparavant.

Tiens, d’où vient cette image ?
Tim : C’est Barcelone. On est allé là-bas pour faire quelques photos et je sais pas, ça avait l’air accueillant.

Ah et je ne vous ai pas dit que le blog que je gère s’appelle Merseyside…
Tim réagit de suite : ah oui oui oui… à cause des Beatles ?

Oui, mais aussi de Mersey Paradise des Stone Roses et de tous ces groupes du Nord de l’Angleterre
Tim : The La’s…

Charlatans-North-Country-boyMais souvent en France les gens ne comprennent pas. Mersey quoi ?
Tim : Ah oui… alors explique leur ! Raconte un peu le son qui vient de là-bas. Ou sinon tu fais comme si tout le monde comprenait.

Merci beaucoup pour votre temps ! On m’avait dit que vous étiez très sympa, et donc je vous confirme que vous êtes très sympa !
Rires

Ah j’ai oublié de vous dire : je viens de Lille, alors je suis le North Country Boy 😉
Ah ah oui ! A bientôt North Country Boy, rires !

Merci à Laura de Ephélide qui a rendu cette interview possible.

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