Le duo Broken Bells alliant le chanteur de The Shins et le producteur Danger Mouse, crée un petit buzz depuis quelques semaines et avant la sortie de son premier album le 8 mars. Ils étaient de passage à Paris lundi, voilà nos impressions.
Pas grand chose à se mettre sous la dent concernant Broken Bells… En tous cas, pas en grosse quantité, mais le duo nous tient en haleine depuis Noël et le titre The High Road, une pépite pop planante merveilleusement arrangée et tellement sobre à la fois. Un refrain entêtant, des agréments électro discrets, et une production impeccable. Eh bien Broken Bells n’a pas tremblé en commençant d’entrée le concert par The High Road. Ok, voilà, c’est fait… Bon n’empêche qu’on reste un peu sur sa fin alors que le concert vient juste de commencer. Parce que finalement, entammer par le titre que tout le monde attend, je ne trouve pas que ce soit judicieux : le public n’est pas encore hyper chaud (la température laisse pourtant penser le contraire !) et on sent un manque d’engouement, dommage.
Convention
Pour ne pas déroger à la règle du conventionnel, le groupe (4 musiciens en plus des deux lascars) enchaîne sur Vaporize, l’autre morceau dévoilé sur leur MySpace. En place, plaisant, mais les visuels projetés manquent cruellement d’originalité. On a l’impression d’avoir les fioritures graphiques par défaut de Windows Media Player ! Franchement, ça casse un peu ce qu’on est en droit de s’attendre d’un groupe pour qui l’esthétique semble avoir son importance…
Les titres s’enchaînent dans un ordre très consensuel c’est à dire en respectant à la lettre le tracklisting de Broken Bell, l’album à venir. Dommage, moi qui croyais que ce genre de banalité était réservée à des vieux groupes qui se reforment pour l’argent pour jouer leur album culte d’il y a 20 ans (vous croyez vraiment que je pense aux Pixies ?). On s’ennuie un peu sur Your Head Is On Fire ou Trap Doors, le fantôme de Air plane sur Citizen, October nous fait quelque peu revivre les compositions de Badly Drawn Boy, on se tortille un peu sur le plaisant The Ghost Inside et on finit par le rythmé The Mall & Misery.
Après une quarantaine de minutes à peine, le groupe s’éclipse avant de revenir pour un rappel de reprises en duo, à savoir Don’t Let it Bring You Down de Neil Young et Crimson & Clover de Tommy James And The Shondells (oui j’avoue, je me suis documenté !). Et voilà, nous pouvons disposer et on se dit « tout ça pour ça ?« . Ça valait le coup d’en faire tout un foin ? Sur scène, il faut avouer que ce que l’on a vu n’est pas transcendant. En revanche, c’est certainement un très bon album à écouter dans son salon. Avis aux amateurs, l’écoute de l’album, c’est par ici…
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Passons la biographie complète, mais sachez que derrière ce nom frais et sexy se cache un duo formé par un américain (Alex Scally) et une française, Victoria Legrand, dont l’oncle, Michel Legrand, s’est illustré avec de nombreuses compositions, dont la bande originale des Demoiselles de Rochefort (Jacques Demy).
Les deux compères s’étant découvert des affinités musicales lors d’un festival au Danemark en 2004, ils décident de travailler ensemble. Mars 2010, l’album de Broken Bells arrive. A défaut d’avoir pu en écouter plus, nous voilà la langue pendante avec les deux morceaux proposés sur le
Quoi ? Pas de Fire ? Non, impossible… Le groupe est encore en backstage mais revient quelques minutes après avec une nouvelle tenue pour Tom : le tout nouveau maillot de foot de l’équipe d’Angleterre pour la Coupe du Monde 2010 ! Sifflements français, acclamations anglaises, forcément. Histoire de mettre tout le monde d’accord, le groupe lance Fire ! Ambiance de folie, tout le monde chante et danse comme s’il s’agissait d’un tube d’il y a dix ans ! Après Vlad The Impaler, le groupe termine sur un L.S.F au refrain sacrément entêtant au point que même lumières rallumées, la salle chante encore, jusqu’à la sortie dans le hall de l’Olympia où les anglais déchaînés nous font comprendre comment doit se passer un concert de Kasabian !
Après s’être fait attendre un long moment, The Big Pink entre en scène dans un nuage de fumée rose et laisse découvrir des musiciens qui ont l ‘air de personnages tout droit sortis d’une série B américaine. Le set démarre en douceur, les musiciens semblent dans une autre sphère mais ont oublié de nous y emmener… assumant d’ailleurs leurs influences shoegazing, ce courant musical caractérisé par les musiciens regardant leurs pieds en jouant (My Bloody Valentine, Ride…) . Le public retrouve un peu d’énergie avec Velvet, bien exécuté et toujours aussi efficace mais déjà la batteuse montre les premiers signes d’énervement qui laisseront présager un final très rock’n'roll.
Une chanteuse soul chez Rough Trade ? Plutôt étrange pour un label qui a signé quelques belles pointures du rock comme les Strokes ou les Babyshambles (pour ne citer qu’eux). A 21 ans, Rox vient apporter un souffle nouveau sur ces signatures plus réputées pour leurs guitares que leur son soul/reggae. De reggae, il en est justement question avec Rox, une artiste prometteuse aux multiples influences.
La sortie de son premier album intitué Mémoirs est prévue avant l’été 2010, en Europe et aux Etats-Unis. C’est d’ailleurs à cheval entre les deux continents que Rox a concocté ses pépites soul et reggae avec des musiciens expériementés en la matière (si si, ils ont joué avec Bob Marley ou les Skatalites) et un producteur non moins reconnu : Comimissioner Gordon (Lauryn Hill, Damian Marley, KRS One). La gazelle sait s’entourer : elle collabore également avec Al Shux, producteur du tube de Jay-Z, Empire State Of Mind, de bonne augure pour conférer aux compositions de Rox le statut de tubes en devenir.
Justement, retraçons brièvement le parcours de Ian Brown. Il forme les Stone Roses au milieu des années 80 avec son ami d’enfance et excellent guitariste John Squire, le bassiste « Mani » (aujourd’hui avec le gang de Bobbie Gillespie, Primal Scream) et Alan Wren, le batteur au bob. Leur premier album éponyme sorti en 1989 est une référence absolue du rock britannique avec des classiques du genre comme Made of Stone ou I am the Resurrection. Cet album est une référence de la vague « Madchester », ce mouvement musical lancé quelques années plus tôt par des groupes de Manchester mélangeant le rock et la house et qui carburent à l’ecstasy et autres diverses substances illicites. Les Happy Mondays en sont le fer de lance et ne s’en cachent d’ailleurs pas avec leur album au titre évocateur Pills, Thrills and Bellyaches ( »Pilules, frissons et maux de ventre »). Quoi qu’il en soit, les Stone Roses vont laisser une empreinte indélébile. En 1989, ils donnent un concert à Blackpool qui fait figure de référence dans l’histoire du groupe, mais qui marquera aussi le déclic dans la tête Liam Gallagher qui décidera de monter un groupe. On connaît la suite !
Le concert du Trabendo a cependant été plutôt réussi, avec une setlist variée allant piocher dans plusieurs albums. A la surprise générale, Ian Brown chante étonnament juste sur les premiers morceaux, mais sa réputation le rattrapera dès le troisième morceau et sur pas mal de titres joués hier soir, tout comme celle de presque manger son micro ! Le lad est en forme malgré un visage creusé (par la drogue ?), assez communicatif et arrive à mettre de l’ambiance sur un public chaud et demandeur. Justement, à propos de demande, le groupe vient d’écouler un quinzaine de morceaux, quitte la scène et revient pour un rappel où Ian Brown demande « Do you have any request? ». La salle se transforme en véritable braderie stone rosienne : « Elephant Stone« , « Made of Stone », « I Wanna be adore »… Chacun tente sa chance de voir son morceau fétiche joué en direct. Ce sera finalement le très groovy Fool’s Gold qui sera retenu. Grosse ambiance, forcément, mais il faudra s’en contenter. Rien d’autre des Stone Roses à se mettre sous la dent pour ce soir. Ian Brown cherche à se démarquer de son passé et assurer sur ses compositions en solo. Dommage pour ceux qui casquent 25 euros pour entendre les gloires d’antan. Pour ça, il vaudra mieux miser les Gallagher en solo !

